‹ La messe (volume 5)Chapitre 44 sur 303 · HOCHETS, SURPLIS · texte numérisé non relu

HOCHETS, SURPLIS

très gracieux. Le corps et les manches rappellent la forme des aubes; on remarquera l’ouverture étroite de la tête et la fermeture exacte du vêtement sur le cou et la poitrine1. (PL DXX.)

Innocent III, dans le concile de Latran , décida que les évêques devaient porter des surplis, à moins qu’ils ne fussent moines : « Pontirices au- « tem in publico et in Ecclesia super indumentis « lineis omnes utantur, nisi monachi fuerint, quos « oportet ferre habitum monachalem. »

En France, au xme siècle, le surplis et le rochet se confondaient et s’appelait sarcos , ce qu’on voit dans les statuts de l’Eglise de Cambrai (apud Martène, t.VIL : « Presbvteri sub alba sint induti « superpellicio, vel tunica linea quæ gallice dicitur « sarcos. »

Dans un synode réuni en 1244 par Godefroy, évêque de Padoue : « Sacerdotes portantes sacra- « menta, hostiam, chrisma et oleum infirmorum a superpellicio et sarcotio sint induti. »

Dans un statut manuscrit d’Etienne, abbé de Saint-Eloi (t 276) : « Concessum ab omnibus quod « omnes in stallis superioribus sedentes possint « habere, si velint, et vestire sarrotos simplices. »

Dans les statuts de l’Eglise de Liège (1287) : « Presbyteri sub albis induti sint superpelliceis « vel tunica linea, quæ vulgariter saroht vel voit. chet appellatur 2. »

Au xive siècle, le rochet était devenu un signe de juridiction épiscopale ; un dessin conservé dans les archives d’Avignon (livre de dénombrement de tout l’archevêché d’Avignon, t. I, p. 24), nous montre le château de Barbentane, et, au sommet de sa tour, construite en 1 364, un rochet suspendu en guise de bannière3.

Voici aujourd’hui quelles sont les formes de ces vêtements. Le surplis romain est un parallélogramme large de ora5o sur om38 de haut, ouvert sous le col d’une assez longue échancrure et garni sur le col d’une petite croix qu’on baise en le met¬

Page 1