‹ La messe (volume 5)Chapitre 53 sur 303 · Alcuin. De die. officiis, II, 1242. Mignk · texte numérisé non relu

Alcuin. De die. officiis, II, 1242. Mignk

Voy. Smith.

XIIe SIÈCLE.

cieux, « zonas quinque, unam cum auro et gem- « mis pretiosis, et alias quatuor cum auro h »

Durand de Mende dit que sous Louis le Débonnaire le clergé abandonna « cingula auro texta, « exquisitas vestes et alia secularia ornamenta » Rat., Div. off., iii), mais il faut évidemment entendre par là des vêtements en dehors du culte.

L’évangéliaire de Darmstadt1 2 nous montre les bouts d’une étroite ceinture qui descend presque jusqu’aux pieds en se dégageant des plis de la chasuble, et qui est ornée de rouge et d’or. (PI. DXXVI.)

Dans l’inventaire de Clermont (archives du Puy-de-Dôme), nous voyons mentionner quatre ceintures, dont deux en or, sans doute pour les fêtes, et deux pour tous les jours (duas quotidianas)3.

Pendant l’époque romane, les ceintures continuent d’intervenir parmi les éléments du costume ecclésiastique. A la fondation du prieuré de Saint- Pierre de Salve, en 10294 5, il est question d’une croix, de trois chasubles, d’étoles, de manipules et de 24 ceintures (cinctas). On lit dans la charte de Hugues, duc de Bourgogne, en 1077, pour l’église d’Avalon3, « amicti 10 aurei, cinctoria 6, « stolæ aureæ 8. »

Sur les images, la chasuble recouvre ordinairement la ceinture et nous empêche de l’étudier; cependant, sur une des miniatures du manuscrit des miracles de saint Benoit, de la Bibliothèque de Troyes (f° q5, v°), l’abbé est représenté avec une ceinture dont les bouts descendent jusqu’au-dessous du genou. Elle est ornée de points rouges, et, à son extrémité qui s’élargit comme l’étole, elle porte une croix rouge et des franges (vol. I, PI. X, p. 73).

Sur un manuscrit de Saint-Gall, Saint- Grégoire

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