Spicileg. d’AcHERv
Du Cange.
est représenté avec une ceinture à longs cordons, terminés par des glands h
A une certaine époque, peut-être pendant celle des croisades, qui favorisèrent beaucoup la piété pour les lieux saints, on portait des ceintures qui rappelaient par leur longueur les dimensions des objets les plus vénérés. Ainsi on voit encore, au musée du diocèse de Münster, une ceinture longue de im68,avec cette légende explicative: « longitudo « sanctissimi sepulchri Dni. nostri Jesu Christi. » Elle a figuré, en 1880, à l’Exposition de Dusseldorf.
Sur l’effigie de la tombe de saint Veslin, on voit le saint portant comme ceinture une grosse corde terminée par un gland2.
Il est possible que la période romane3 n’ait pas pu persévérer dans le luxe auquel les Carlovingiens avaient élevé les ornements sacerdotaux, et notamment la ceinture. Cependant les ceintures de saint Bernard, dont les inventaires de Clairvaux nous ont conservé le souvenir, sont encore assez riches : « Les ceintures de saint Bernard sont au nombre de quatre, une blanche, avec fils d’or, à laquelle pend comme un reliquaire ouvragé à pierreries. — Celle à la chapelle Sainte-Anne ayant au bout une lame de cuivre avec ces lettres S. B. — Une brune, couverte d’une petite étoffe d’or, était garnie d’une agrafe de vermeil ayant quelques perles ; au bas une pierre d’Orient. Saint Bernard fit présent d’une de ces ceintures à saint Robert, abbé de l’ordre, en Écosse h
La ceinture de saint Thomas Becket, conservée à Sens, est un cordon tressé d’or et de soie cramoisie, à trois brins; elle a 3m3b de long, sans compter les glands, de omi6 \
Dans l’inventaire de Sens, de 1 6 5 3 , est mentionnée « une ceinture de tissu de soye violete avec « grands pendans, garnizde boutons de semences
1. On m’en a remis un calque que je dois à l’obligeance de M. le chanoine Stenson, conservateur de la bibliothèque.