‹ La messe (volume 5)Chapitre 55 sur 303 · De Linas, Vêtements sacerdotaux · texte numérisé non relu

De Linas, Vêtements sacerdotaux

CEINTURES

a. t-hAt

« de perles au nombre de quarante-quatre, entre- « lassez de gros fils d’or. »

Parmi les objets qu’il publie dans « les joyaux du Saint-Empire », Bock reproduit une ceinture en tissu bleu, qu’il attribue au xne siècle1.

M. Julliot m’a montré, au nombre des dessins qu'il a pris sur les ornements dits de saint Ebbon, la copie d’une ceinture ornée de petits ornements j arabes, fort variés, de dragons à deux têtes, rinceaux, etc., etc. Elle est découpée dans le bas en quatre lanières où pendent des glands. Cette ceinture fut trouvée en 1749 dans la châsse de saint Edrne *. (PI. DXXIII.)

Sur un marbre du musée de Cluny (n°4t8), on voit saint Pantaléon avec une ceinture ornée de pierreries. Ce détail peut donner une idée de ce qu’étaient les ceintures, mais le costume n’est pas ecclésiastique. M. l’abbé Cochet a retrouvé, dans les sépultures normandes, des boucles qui provenaient de ceintures; elles étaient en cuivre ou en fer; elles forment une sorte de D auquel est attaché un appendice destiné à la fixer sur l’étoffe3.

Les écrivains liturgistes, Honorius d’Autun, Hugues de Saint-Victor, Innocent III, Durand de Mende, parlent d’une autre ceinture subcingulum , subcinctorium, qui paraît particulièreaux évêques4.

« Par le subcingulum , qui est appelé perizoma « ou cinctorium, dit Hugues de Saint-Victor 5, on « entend le zèle de l’aumône; il est doublé pour « montrer qu’il faut avoir pitié de -son âme en « évitant le péché, et ensuite du prochain, en sub- « venant à ses besoins. »

Pour le même auteur, la ceinture exprime la continence, grâce à laquelle le cœur ne s’abandonne pas à ses passions et n’entrave pas la marche des bonnes œuvres6. De même, pour Sicard de Crémone, la ceinture qui retient l’aube l’empêche

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