Id., lib. IV, xx. Migne
ETOLES.
d’égale longueur, larges de omii et omo83 , longues ensemble de 2m58, ourlées en haut et en bas. La partie étroite qui pendait sur le devant de la dalmatique est ornée de croix latines, de losanges inscrits dans un carré de disques brodés en fil blanc ou en soie plate bleue et jaune; elle porte à son extrémité une bordure de soie blanche de om095.
La seconde moitié, où l’on voit encore des traces de broderies, se termine par une poche de omi i5 qu’on croit destinée à une éponge pour étancher la sueur. Sur la face extérieure de la poche est un curieux monogramme en soie jaune, bleue et rouge. M. de Linas, auquel nous empruntons cette description, y voit distinctement E. S. A. I. V. et même le C dans la boucle de l’R ; mais pour expliquer l’N formé par les jambages de l’S et de l’E et la queue de l’R, il faut admettre que le carré de toile sur lequel est brodé le monogramme n’a été ajouté au vêtement de saint Césaire qu’après la mort de ce dernier; dans ce cas on peut lire CESARIV. N. (Cesarius noster).
Les reliques du saint évêque d’Arles furent sauvées pendant la Révolution, cachées dans les archives de Notre-Dame la Major, transformée en magasin à foin 1 2.
M. Linas paraît admettre l’antiquité et l’authenticité de cette étole; rien en effet dans les ornements qui la décorent et que ce savant a copiés, ne paraît infirmer la tradition, la forme des croix se retrouve dans les monuments chrétiens primitifs3. Nous avons vu des losanges de cette sorte dans les chancels de Venise, et enfin des monogrammes du style de celui-ci sont multipliés sur les monuments de Ravenne4.
Il existe à Rome un fragment d’étole qu’on fait remonter, comme date, au pape Martin (ôqg'f'ô 5q), et que j’ai dessinée dans la sacristie de Saint-Martin des Monts. Elle se compose d’une sorte de filet dont les mailles sont tressées à plusieurs brins et se termine par une frange de glands de couleur verdâtre dont il ne reste plus que quatre. On a restauré les parties mutilées par de la soie rouge
1. Cet ornement se retrouve sur l’étole d’un diacre dans le bas-relief de Monza, xiv° siècle.