Ricci, Ravenna e i suoi dintorni
et on y a attaché une authentique écrite en caractères du xive siècle. Sur une autre légende, audessus on lit stola di S. Martino. p. — M. Gay, qui s’est occupé de cette relique, la croit véritable'; en effet, des étoffes de ce genre étaient employées alors dans les églises. Nous pouvons nous en persuader devant les chancels de Saint-Clément et surtout les belles transennes du chœur, où un filet de la même confection est figuré en marbre 2. — L’idée des marbriers au vie siècle, lorsqu’ils ornaient des clôtures liturgiques, était de rappeler les riches tentures qu’on pouvait y jeter les jours de fête; elle nous expliquerait le treillis en question, l’usage de ces étoffes ajourées, et donnerait un argument en faveur de notre relique. (PI. DXXXIII.)
Avant la Révolution, on voyait à Angers, dans l’église de Saint-Julien, les vêtements qu’on faisait remonter à saint Lezin (-]- 60 5) , son fondateur et évêque d’Angers; il y avait uneaube,unechasuble, une étole et un manipule de soie rouge sans galon. L’étole était remarquable; sur l’un des bouts elle portait la figure d’Ève, séduite par le serpent, avec ces mots : Per Evam perditio , et sur l’autre bout l’Annonciation avec ces mots : Per Mariam recuperatio ; ces précieuses reliques périrent en 1 793 3.
Nous voici parvenu au point de l’histoire de l’étole où Bède, l’appelant orarium, ajoute que quelques personnes l’appelaient stola4. Il la décrit ainsi : « Aperte simul collum et pectus tegit sacer- « dotum. »
A cette époque, les femmes anglaises, si renommées pour les travaux de broderies, mettaient cette habileté à profit pour confectionner de belles étoles. Sainte Etheldrede, vierge, reine, et première abbesse d’Ely (f 679), offrait à saint Cuthbert, qui n’était pas encore évêque, une étole et un manipule, qu’elle même, assurait-on, avait élégamment brodés et décorés d’or et de pierreries 5.