F. Michel, Recherches sur les étoffes
Acta ord. S. Jiened., II, p. 748.
Labarte, II, 127.
VIIIe SIECLE.
Le quatrième concile de Tolède ordonne qu’on rende à ceux qui auraient été injustement déposés, leurs ornements sacrés, insignes de leur rang; à l’évêque l’orarium, l’anneau et le bâton, au prêtre l’orarium et la chasuble, au diacre l’orarium et l’aube (can. 28) : « Episcopus, Presbyter aut dia- « conus, si a gradu suo injuste dejectus, in sancta « synodo innocens reperiatur, non potest esse « quod fuerat, nisi gradus amissos recipiat coram « altario de manu Episcoporum. Si Episcopus « est orarium, annulum et baculum. Si Presbyter « orarium et planetam. Si Diaconus patenam et « calicem1. »
Ce même concile défend aux diacres de se servir de deux étoles lorsque l’évêque et le prêtre n’en portent qu’une; « orariis duobus nec Episcopo « quidem licet, nec Presbytero uti quanto magis « Diacono qui minister eoruni est. »
Il prescrit de plus aux diacres de porter l’étole à gauche, afin de ne pas gêner leurs gestes dans la prédication ou le service sacré : « Unum igitur « orarium oportet Levitam gestare in sinistro « humero, propter quod orat, id est, prædicat : « dexteram autem partent oportet habere liberam, « ut expeditus ad ministerium sacerdotale dis- « currat.» Cette prescription inspire àThomassin2 la remarque assez juste que cet ornement avait alors en Espagne une ampleur plus grande que les étoles que nous connaissons (canon 40).
Enfin le concile nous apprend que l’étole était encore fort simple, du moins pour le diacre, et il défend de l’embellir de broderies en couleurs ou d’ornements d’or : « Caveat igitur a modo Levita « gernino uti orario, sed uno tantum et puro, nec « ullis coloribus, aut auro ornato. »
Le quatrième concile de Braga (675) ordonne de ne jamais célébrer sans porter l’étole sur les deux épaules en formant une croix sur la poitrine : « Non aliter accedat, quant orario utroque humero « circum septus sicut et tempore ordinationis suæ « dignoscitur consecratus; ita ut de uno eodemque « orario cervicem pariter et utrumque humerum « premens, signum in suo pectore præfert crucis3.» (Can. 3 et 4.) L’étole croisée sur la poitrine