‹ La messe (volume 5)Chapitre 86 sur 303 · Discipline, I, p · texte numérisé non relu

Discipline, I, p

Moroni, lxx, p. 63,

Du Tour, De Amictu, p. 22.

3. Labbe, VII, 58 1 . Voyez page suivante une miniature du vnr siècle.

apprend aux prêtres l’amour de la croix; elle entoure leurs épaules et pend également de part et d’autre, afin de marquer leur fermeté inébranlable dans les vertus sacerdotales L

Ces règles furent rappelées par Innocent III; cependant, selon Claude de Vert, l’usage de croiser l’étole sur la poitrine n’aurait pas encore alors prévalu à Rome. Du temps du célèbre liturgiste, les évêques et prêtres maronites à Rome, les moines anciens à Cluny, les chartreux, laissaient toujours pendre de chaque côté les bouts de l’étole.

Sur le joli bas-relief conservé dans le cloître de Saint-Jean de Latran et peu postérieur à Innocent III, l’étole du diacre ne paraît pas croisée, cependant l’extrémité de gauche, peut-être par suite du mouvement du personnage, est ramenée sur celle de droite.

VIIIe-IXe-Xe SIÈCLES.

On lit ce passage dans la vie de Sergius, archevêque de Ravenne (748*1-770) :« Tune inter se « multa volventes post fœdus pacis statuerunt de « novella consecratione, ut diacones dalmatica « superhumerale imponerent more græcorum, et « circa altare assistèrent2. »

On croit qu’il faut par superhumerale entendre ici l’orarion des Grecs, longue bande pendant sur l’épaule gauche des deux côtés. Les Latins portaient l’orarium sur la dalmatique, les Grecs sur la tunique talaire 3 ; c’est pourquoi les diacres de Ravenne récemment ordonnés enlevaient leur dalmatique et pouvaient porter l’orarium immédiatement sur l’aube. De cette manière il y eut deux espèces de diacres, les uns vêtus, les autres dépouillés de dalmatique. Les nouveaux diacres se tenaient plus loin de l’autel que les anciens.

Saint Germain de Constantinople parle de l’étole comme d’un vêtement rappelant la robe talaire d’Aaron : « La stole sacerdotale est faite sur

« l’exemple du vêtement talaire d’Aaron, un vête-

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