‹ La messe (volume 5)Chapitre 87 sur 303 · Du Cange, Glossaire grec, PL x · texte numérisé non relu

Du Cange, Glossaire grec, PL x

ETOLES.

« ment sacerdotal et honorifique et qui tombe « jusqu’aux pieds ; il est de couleur de feu à cause <c de ces paroles du Prophète : « Qui facit angelos « suos spiritus et ministros suos ignem ardente tem. »

Le missale gellonense de la Bibliothèque nationale (fonds latin 12048, f°42) nous donne peut- 1 être, dans une miniature du vme siècle, la plus an- j cienne image que nous ayons d’une étole dans les livres liturgiques. C’est une large bande, portée en sautoir, frangée, et traversée de deux filets rouges.

L’expression de stola remplaça quelquefois au ix® siècle celle d’orarium pour désigner l’étole. Les écrivains qui adoptent la nouvelle désignation se croient obligés de l’accompagner d’une traduction pour la rendre intelligible.

Walafrid Strabon (-J-849), au milieu du ixe siècle, ne parle que de l’orarium. — Raban Maur (786 -j- 856) nous dit que quelques personnes l’appellent stola : « orarium... licet hoc quidam sto- « lam vocant *. »

Riculfe, évêque de Soissons (-J-902), mentionne parmi les vêtements qui doivent être préparés pour le prêtre, les « oraria id est stolæ duæsutidæ » et aussi orarium seu stola.

Dans le livre « De divinis officis », attribué à Alcuin, on lit : « Orarium id est stola, dicitur eo « quod oratoribus, id est prædicatoribus conce- « datur. »

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