‹ La messe (volume 5)Chapitre 88 sur 303 · Raban Maur, De cleric. inst · texte numérisé non relu

Raban Maur, De cleric. inst

Migne, 107, cap. xix.

Au concile de Rome (865), Nicolas Ier dit qu’on a rendu la stola à l’évêque de Soissons, « annulum « fidei recipit et stola circumdatur per quam quid « aliud quam sacerdotii declarantur insignia. »

Au commencement du ixe siècle, Amalaire, le disciple d’Alcuin, ne prend pas la peine de traduire le mot stola (IV, cap. xx, De eccl. officiis) : « Stolam accipit diaconus, quando ordinatur ab « episcopo , ipsa enim semper utitur in opéré « ministerii. Per stolam designatur onus leve ac « suave de quo Dominus dicit : Tollite jugum « meiim , etc... Sciât se diaconus in stola superpo- « sita collo, ministrum Evangelii esse non præ- « positum »

Le concile de Mayence (81 3 — can. 28) exige que l’étole fasse toujours partie du costume des prêtres : « Ut presbvteri sine intermissione utantur « orariis propter differentiam sacerdotii digni- « tatis 2. »

Dans les Capitulaires (li b. v, cap. 169) : « Ut « sacerdotes stolam portent, propter signum cas- « titatis, sicut decretum est. »

Le concile de Tribur (can. 28) : « Ut presbyteri « non vadant nisi stola, vel orario induti. Et ut, « si in itinere presbyteri spoliantur, vel vulneran- « tur, aut occiduntur non stola induti, simplici « emendatione sua solvantur. Si autem cum stola, « tripliciter 3. »

Nous trouvons dans un recueil d’anciens canons ces prescriptions : « Quod non oporteat, nisi subie diaconos uti orario et ostium derelinquere. — « Quod non oportet lectores et cantores orariis « uti i. »

L’histoire de l’étole au ixe siècle est très riche en monuments figurés. — Nous en avons déjà passé en revue, dans le cours de ces études, un assez grand nombre qu’il est opportun de rappeler.

Au Paliotto de Milan, le diacre offrant le calice à saint Ambroise porte une large étole passée autour du cou et dont les bouts retombent en avant; elle est ornée de distance en distance par

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