‹ La messe (volume 5)Chapitre 92 sur 303 · PIO EPISCOPO FR1DESTAN · texte numérisé non relu

PIO EPISCOPO FR1DESTAN

La date se trouve fixée ainsi au règne de l’éveque de Winchester Fridestanus (905 j- 931). — On l’a ; expliquée en disant que le manipule et l’étole auraient été placés sur le corps de saint Cuthbert par le roi Athelstane en 934, cadeau mentionné lors de sa visite aux reliques, à celte époque; mais il s’agit plus probablement d’Edouard l’Ancien (-f* 975) et de sa femme Elfleda qui auraient préparé cet ornement pour l’évèque Fridestanus*.

Les photographies nous ont été communiquées par Mgr Consitt et MM. Thompson et Goldie. (PL DXXXI.)

Les Orientaux connaissaient aussi l’usage de l’étole; ils comptaient sept vêtements, nombre symbolique qui correspond à celui des églises : i° la longue robe ou tunique ; 20 et 3° l’épomis ou amiculum, souvenir du manteau d’Aaron ; 40 et 5° les manches; 6° l’étole; y° la chasuble. Renaudot, en rapportant cette nomenclature, avoue qu’il n’est pas bien facile d’expliquer ces divers vêtements dont les lexicographes entendent à peine la signification.

Les diacres fiabellifères sur les antimenses portent l’étole sur une épaule.

Lebrun nous dit qu’on voit des étoles pendantes sur plusieurs anciennes figures, mais que les Grecs, ayant trouvé ces bouts voltigeants peu commodes dans le ministère, jugèrent à propos de la faire passer de telle manière, sur les épaules et la poitrine, qu’elle forme croix devant et derrière. Ils répétaient plusieurs fois sur la bande le mot Afio;.

L’Eglise copte, pour l’Orient, nous fournit sinon des monuments fort anciens, du moins des traditions qui peuvent remonter aux âges primitifs, et l’ouvrage que vient d’écrireM. Butler sur ce sujet

1. Raine dit que cela appartient au manipule; il importe peu, car nous ne pouvons séparer ces deux ornements.

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