Varren, The Liturgy , p
est d’un haut intérêt1. — II nous dit qu’il y a deux formes d’étoles comprises sous le nom générique de « patrashil » , corruption arabe du mot grec s-t-pa/irfA'.ov. L’épitrachelion proprement dit consiste en une simple bande large de ora23 sur im83 de longueur. Dans le haut est réservée une ouverture pour passer la tête, et dans le bas il retombe jusqu’à la dalmatique. — Depuis le cou jusqu’au milieu de l’extrémité inférieure, il est couvert de riches croix ou de figures d’apôtres disposés deux par deux; il porte souvent une inscription dédicatoire en broderie. — On peut avoir quelque idée de la splendeur de ce vêtement d’après un patrashil de velours cramoisi brodé d’argent, qu’on voit dans l'église Abu Kirwa Yuhanna. Il a quelquefois près de om5o de largeur. Lorsqu’il est dépourvu de figures, il reçoit le nom particulier de Sudr.
A l’origine l’épitrachelion passait derrière le cou et pendait en avant sur les deux épaules; ces pendants devaient être fixés par des brides. Plus tard seulement, on le fabriqua d’une seule pièce avec ouverture pour la tête. La disposition de l’ornement rappelle son ancienne forme, puisqu’elle présente l’apparence de deux bandes jointes ensemble; cependant, cette division n’apparaîtpas sur l’épitrachelion porté par Constantin sur l’image d’Abu-s’-Sifain, où il est figuré étroit, brodé de croix et divisé par des lignes horizontales. Saint-Nicolas, au Caire, possède plusieurs beaux spécimens richement brodés et ouvragés d’or; on en voit un sur fond bleu, deux jaunes, un cramoisi, deux cramoisis et verts, tous en soie; à l’exception d’un seul qui porte des croix, tous offrent des figures de saints et d’apôtres. La plupart sont terminés par des franges.
L’autre sorte d’étole comprise dans la désignation de patrashil semble l’orarion, et encore cette distinction s’efface souvent sous la confusion qu’on en fait. Le mot d'orarion est désigné en Orient deux cents ans plus tôt qu’en Occident ; les canons du concile de Laodicée (363) défendent de le porter avant le diaconat. — On lit dans la rubrique de l’ordination du sous-diacre chez les Syriens :
« Episcopus . circumdat orarium collo ejus
« demittitque super humerum ejus sinistrum. »