Van Heukelum
Reusens, Élém. d'archéologie , I, 517.
Cette étole a figuré, en i883, à l’Exposition d’Amsterdam.
XIe SIECLE.
bas, au-desssus de la frange, circule un double rinceau panaché de blanc et de vert.
Il existe une étoleà peu près semblable au musée national de Munich
A Saint-Gall, dans un tropairegrec écrit par une main latine, il existe une miniature curieuse au point de vue liturgique, qui représente un évêque assis sur son trône et portant une étole d’or dont les bouts brillants s’évasent et s’échappent entre les plis de l’aube et de la dalmatique 2. (PI. DCXXXIII.)
Gerbert3 publie aussi, d’après un ancien manuscrit de la Bibliothèque de Saint-Gall, une figure de saint Grégoire qui porte autour du cou une longue et étroite étole, frangée aux bouts, et qui, au lieu de tomber directement en avant, est passée et serrée par la ceinture.
On montrait à Worms la prison où saint Martin, selon la tradition, aurait été enfermé; on faisait vénérer aussi dans l’église collégiale et impériale de Saint-Martin une étole qu’on attribuait au saint évêque de Tours. Cette étole est aujourd’hui dans l’église d’Aschaffenbourg, où M. le D1' Falk4 a eu la bonté de la faire photographier en faveur de cet ouvrage. Elle mesure 3mo8 de longueur et om07 de large, et offre une étoffe bleuâtre formée d’un tissu de lin et de soie. Son ornementation se compose de lignes en zigzag interrompues de distance en distance par des bandes transversales, avec cette inscription en belles majuscules blanches : In nomine Domini, ara pro me.
Quelle authenticité présente une telle relique? C’est la première question qu’on se pose devant le grand nom qui lui est resté attaché. L’inscription seule, par son caractère, semble étrangère au ive siècle ; l’expression « In nomine Domini » paraît à des temps reculés; nous l’avons vue, notamment, gravée sur l’autel de Loja (PL CXVII), mais