‹ La messeChapitre 10 sur 346 · KYRIE ELEISON · texte numérisé non relu

KYRIE ELEISON

Une croix de plomb du xne siècle trouvée à Bouteilles, près Dieppe, contient cette formule du Confiteor déchiffrée par M. L. Delisle.

« Confiteor Deo et omnibus sanctis ejus et tibi Pater,

« quia peccavi nimis in legem Dei quecumque feci « cogilando, loquendo, operando, in pollutione, in me- « ditatione, in opéré, in consensu et in omnibus vitiis « meis malis, ideo precor, Pater , ut ores pro me ad « Dominum Deum nostrum. »

Le Miser eatur, qui suit le Confiteor , ne s’est pas laissé lire aussi complètement; ce- I pendant, à l’aide d’anciens do- „ cuments liturgiques, il a été aisé de suppléer à ce qui fait I défaut à la lecture. Voici donc ce qu’on a pu déchiffrer, les parenthèses indiquant les suppléments : « Misereatur lui « omnipotens Deus et dimittat « tibi peccata tua preterita , pre- « sentia et futur a liber et [te ab omni malo, conservet) « et conûr ( met in omni opéré bono et ad viiam ) perdu « ( cat æternam.) »

Un Misereatur à peu près pareil à celui-ci s’est rencontré au bas de la croix de Maseline. Il était

accompagné d’un absolutionem qui ici fait défaut. On observera, à propos de ces variantes dans le Confiteor et le Misereatur, que les formules d’alors n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui; ensuite ces mêmes formules différaient entr’elles, non-seulement, selon les pays, mais encore dans la même localité.

Le Musée de Rouen possède un assez grand nombre de ces croix de confession.

Dans la liturgie romaine le célébrant salue plusieurs fois le peuple en lui adressant quelques paroles dont le but est de ranimer son attention. Au bas de l’autel il dit : Dominus vobiscum sans se retourner vers les assistants; mais après la Collecte et en d’autres parties de la messe, il adresse aux fidèles la même salutation. Les paroles que nous avons citées sont mises à la bouche du prêtre dans les plus anciennes liturgies d’Occident. Cette salutation est ordonnée dans le premier concile de Braga en 561. Le prêtre ne se tourne vers le peuple pour lui adresser cette salutation qu’avant la Collecte, avant l’Offertoire, avant et après la Postcommunion.

Dans l’Église d’Orient le prêtre dit : Que la paix soit avec vous *.

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