‹ La messeChapitre 104 sur 346 · là., I · texte numérisé non relu

là., I

AUTELS

même qu’on vénérait du temps de Bède au montSion, dans l’église des Saints-Apôtres.

Les premiers autels furent de simples tables sur lesquelles on rompait le pain dans les assemblées chrétiennes après avoir prononcé les paroles de consécration. Saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens appelle cela « participer à la table du Seigneur, Tp«7réÇïj; Kvfltôv psrs^îtv. » — Dans la liturgie de saint Jacques cette table en nommée oûpavwc, c’est-à-dire « céleste 1 ».

Les autels des âges apostoliques ont certainement existé comme le prouve le fait seul, aussi ancien que l’Église, de la consécration eucharistique, mais leurs restes sont très-rares et le plus souvent incertains. — Nous parlerons de celui de saint Pierre à Rome, et de celui de saint Jacques qu’on croit avoir découvert à Compostelle 2.

Le cénacle et les lieux marqués par les événements évangéliques durent attirer la dévotion des premiers fidèles et être témoins de la célébration des saints mystères ; nous n’avons malheureusement à ce sujet aucun donnée positive. M. Guérin3 nous avait signalé un autel construit sur le Thabor et rappelant la transfiguration, mais le P. Ricci, gardien franciscain du sanctuaire, nous écrit qu’il n’en reste plus que des vestiges.

Page 1