Moroni, Di\ion., XII
« nis, latitudinis, et altitudinis arche conditum est « exterius inter quatuor columnas de rubeo porphirio « sub quodam pulchro cyborio... in altari vero quod « parvum est ligneum de argento coopertum1. » Il n’est pas question, comme on le voit, dans ce texte de l’attribution de l’autel à saint Pierre.
Au ixe siècle le livre pontifical nous dit que Léon III renouvelle le maître-autel du Latran et le recouvre d’argent, c’était peut-être celui-ci, mais rien ne nous le confirme. La mention de Durand de Mende9 concorde mieux lorsqu’il nous dit que Constantin donna au Latran l’arche d’alliance.
Il est question d’un autel de bois au xive siècle, à l’époque où Urbain V fit construire le ciborium actuel en l’honneur des saints chefs de Pierre et de Paul: « Fabricato tabernaculo seu ciborio marmoreo super « altari ligneo, quod in medio Ecclesiæ lateranensis « est situatum, ilia omnibus conspicienda et veneran- « da honorabiliter collocavit3. »
Le titre d’authenticité le plus remarquable qui soit attaché à cette relique est certainement la mention qu’en fait le bréviaire romain. On sait que ce livre fut composé par Grégoire VII (f 1058) à l’aide de recueils remontant à saint Léon, à Gélase, à Grégoire le Grand, et que par conséquent nous devons attribuer une haute antiquité aux renseignements qu’il nous présente4.
« Saint Silvestre, dit Severano interprétant le bré-
1. Robertus monachus, Manusc. de la Bïblioth. nation., 1529, in-40. — Rohault de Fleury. Le Latran , p. 461.