Optât, De schism. Don., ni
« écrit saint Augustin 1, et mensa dicitur Cypriani... « quia ipse immolatione sua paravit hanc mensam, « non in qua pascat sive pascatur, sed in qua sacrifi- « cium Deo, cui et ipse oblatur est offeratur. »
Ces pierres sacrées ont donc supporté les vases sacrés pendant la célébration de la messe, mais on ne peut soutenir que tous les arcosolia aient servi d’autels. On en compte une infinité du ive au commencement du v° siècle, postérieurs par conséquent à l’époque des persécutions, qui servirent à la sépulture de fidèles de toute classe, jaloux de rapprocher leurs restes des cendres des martyrs.
Au temps de Dioclétien et du pontificat de Marcellin on commença à fermer le vide au-dessus des tables des arcosolia avec des transennes de marbre qui laissaient le regard pénétrer dans la niche et qui en défendaient l’usage. M. de Rossi pense que cette clôture distingua les arcosolia qui ne servaient pas d’autel et auxquels cet honneur était refusé. Le décret attribué à Félix Ier(269-74), après lequel commence précisément l’usage des transennes, aurait restreint aux seuls martyrs le privilège du sépulcre-autel ; peut-être commençait-on à offrir le saint sacrifice sur les tombeaux des simples fidèles et le Pape voulut-il réprimer cette nouveauté. Saint Ambroise et saint Paulin nous apprennent que la gloire de reposer sous l’autel fut accordée à des évêques.
La messe célébrée sur l’arcosolium était dite ad corpus par opposition pour la missa publica célébrée dans les grandes basiliques. Cette distinction apparaît dans les manuscrits liturgiques romains et spécialement à propos des deux basiliques de Saint-Laurent, l’une souterraine et étroite, l’autre au-dessus de terre et spacieuse.
On voit d’après ces observations, que nous empruntons à M. de Rossi, que les arcosolia ont incontestablement servi d’autels, mais qu’il est difficile de déterminer ceux qui eurent ce privilège. Les caractères qui rendent l’hypothèse la plus probable sont la position de l’arcosolium au fond de la chapelle et en face de l’entrée, l’absence de clôtures ou de traces de clôture comme il en reste plusieurs exemples au cimetière Prétextât 2, enfin et surtout les reliques des martyrs dans le tombeau.
M. de Rossi cite deux arcosolia au fond d’églises