Rossi, %pma Sott., m
CATACOMBES
souterraines du cimetière Ostrien comme ayant manifestement servi de tables eucharistiques.
Nous avons choisi pour exemple de ce genre de monument (pl. XXIII) un arcosolium du cimetière Cyriaque emprunté à la publication qu’en a faite le Bulletin d’archéologie chrétienne (1876, pl. VIII). Il nous a paru très-intéressant non-seulement pour les peintures qui le décorent et qui représentent Jonas sous la cucurbite, Moïse dénouant sa chaussure, etc., mais surtout pour les chancels figurés en avant, dont l’image rappelle les saints mystères qui se célébraient derrière des clôtures de ce genre. Ajoutons que le sujet du fond, les pèlerins d’Emmaüs, semble avoir un rapport très-direct avec l’oblation eucharistique et la fraction du pain.
Nous offrons sur la même planche un second exemple tiré de la catacombe de Saint-Gaudiosus que nous avons visitée à Naples en compagnie du savant abbé Galante. Ce tombeau, qui appartient déjà au ve siècle, prouve que l’usage des arcosolia se maintint longtemps après la paix de l’Église. Il est formé d’une niche large de 2m 20, située à 1 mètre du sol et sous laquelle est pratiqué le sépulcre ; la calotte hémisphérique de cette niche est ornée de peintures, au milieu le portrait du saint figure dans un médaillon, environné de branches de vigne chargées de feuilles et de raisins. Au-dessus de la niche on lit dans un cartel, dans le genre de ceux des cippes antiques, cette inscription :
HIC REQVIESCIT IN P ACE S. GAVDIOSVS