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Mss. 8958,4. II, p

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cette épigraphe au-dessous : « Ex arcâ marmoreâ « sub ara maiori templi deiparæ Virginis manuescæ. »

De Tersan1 nous offre un dessin manuscrit d’un sarcophage que nous pouvons classer dans la même catégorie et qu’il dit avoir fait à Agen. La face principale se compose de quatre colonnettes comprenant dans la division du milieu un cep de vigne, et dans les entre-colonnements latéraux des bâtons rompus; il le désigne ainsi : « Tombeau de marbre servant d’autel,

« dans une chapelle à droite du maître-autel. Les cha- « noines le disent être le sarcophage d’un saint :

« hauteur 2 pieds 2 pouces; largeur 7 pieds juste par « le haut, à Agen Beauxmesnil, 1771. »

L’auteur de ce manuscrit donne aussi le plan de la chapelle Saint-Vénérand (f 423) à Clermont où le isanctuaire est garni de six tombeaux antiques.

A Vaison, un autel (pl. LXXI) que nous attribuons au xiie siècle est fermé derrière par une dalle strigillée qui provient d’un sarcophage antique.

M. de Laurière nous signale un sarcophage antique servant d’autel dans une chapelle, près du village de Saint-Clamens (Gers) ; cette chapelle peut être du xiie siècle, mais elle est environnée de vestiges fort anciens et le sarcophage doit dater du ive. Ses basreliefs sont d’un style assez grossier. Sur la face principale on voit quatre génies ailés, allégories des saisons, qui tiennent des corbeilles de fruits ; sur les flancs, d’autres génies faisant la vendange. Le couvercle porte au centre le cartel funéraire et de chaque coté des génies jouant du trochus, roue pleine maintenue par une tige attachée au moyeu. Celui de gauche la fait courir, celui de droite pleure de l’avoir brisée. M . de Laurière ne regarde pas ce sarcophage comme étant de fabrique chrétienne ; cependant les sujets qui le décorent sont de la même nature que ceux qui figurent sur les plus anciens monuments chrétiens et permettent de supposer qu’il servit d’autel dès l’antiquité.

Il existe à Tongres un sarcophage-autel.

L’Église Saint-Celse de Milan possède un sarcophage-autel qui a renfermé les restes du saint martyr et qui est un chef-d’œuvre. Il se trouve aujourd’hui dans une des chapelles de la nouvelle église, du côté de l’Évangile; mais, comme nous le verrons à propos des autels du xe siècle, il était auparavant dans l’église romane et abrité sous une caisse de marbre. Sa face

principale représente les sujets suivants : i° Jésus est couché dans la crèche. 2° Les mages coiffés du bonnet phrygien se dirigent vers le Sauveur. 30 Le Christ se tient au milieu entre deux saints qui l’écoutent, son attitude est noble, les draperies jetées avec art; près de lui sont gravées deux petites croix, peut-être ajoutées après coup. 40 Les saintes femmes s’approchent du tombeau, édicule avec coupole. 50 Saint Thomas incrédule metle doigt dans la plaie du Sauveur, il est accompagné d’un autre saint. — Face à droite : Moïse abreuve les Hébreux à la source miraculeuse du désert. — Face à gauche : Notre-Séigneur guérit l’hémorroïsse et se retourne pour voir l’infirme qui l’a touché. Ce sarcophage est un des plus beaux que je connaisse, les sujets y sont largements traités, l’art chrétien à Rome ou en Provence ne nous aguère laissé d’ouvrages supérieurs à celui-ci.

Le moyen-âge, comme on le sait, s’empara d’une multitude de sarcophages antiques pour y déposer les morts les plus illustres. Le Campo-Santo de Pise conserve de nombreux marbres funéraires qui servirent peut-être successivement à plusieurs sépultures et sur lesquels les xme et xive siècles gravèrent des épitaphes gothiques. Nous avons à Pérouse un exemple de même genre; saint Égidius, le compagnon de saint François, fut enterré à l’église des Frères-Mineurs-Conventuels, dans un beau sarcophage antique qui fut transformé en autel i. Ce monument est aujourd’hui au musée chrétien qui vient d’être formé à Pérouse.

Il se compose de plusieurs arcades avec des saints dans leurs entre-colonnements, au milieu est le Sauveur assis sur un trône (pl. CXLVIII), c est un travail du plus beau style; les dimensions sont cellesci : hauteur, om 75, largeur, 2m 24, profondeur, om 90.

A Vérone, dans la crypte de Saint-Zénon, un sarcophage sert aujourd’hui d’autel et représente le Christ en croix entre les quatre évangélistes. Ce monument, de 2” 16 sur om 70, est d’une date relativement moderne.

Citons encore deux sarcophages, conservés à San- Stefano de Bologne, transformés en autels. L’un, orné d’une croix entre deux paons, semble appartenir au vie siècle; on y lit: BEATISSIMO

x. De Rossi, Bull, i’arch. chrêt., 1871, pl. VIII.

Rossi-Scotti, Guida da Perugia, p. 57-

Lenoir, Arch. monas., I, 197*

Ce marbre a été photographié.

. Antiquités gauloises, fonds français, 6954.

CATACOMBES

MARTIRE VITALE, et, ajouté, en caractères du xinesiècle, la date ccclxxxii. Le second, qui rappelle pour le style les sculptures des ambons de Ravenne, porte le nom de Agricola 1; il présente, au milieu d’un riche entre-colonnement, un ange dans une couronne, accosté d’uncerf etd’unlion. — Nous ignorons l’époque où ces tombeaux furent transformés en autels, elle correspond peut-être à celle où une date fut inscrite sur le premier, c’est-à-dire au xme siècle.

A côté des chapelles cimétériales nous devons classer des sanctuaires creusés dans le rocher, qui souvent ne leur cèdent pas en ancienneté et qui nous offrent des autels curieux. N ous trouvons pour ce sujet de précieux renseignements dans les anciens monuments chrétiens de la Tauride que M. Stroukow a relevés lui-même avec soin et qu’il a publiés à Moscou en 18762.

A Inkerman on trouve une chapelle taillée dans le rocher, dans laquelle le chœur, séparé du reste de l’oratoire par un iconostase également pris dans le roc, possède un autel au fond de l’abside de om 80. A peu de distance une autre église large de 8m 50 nous offre un autel au fond de l’abside, devant une niche, au centre du banc presbytéral qui vient s’y interrompre. Dans ce rocher, un sanctuaire possède l’ancienne disposition liturgique, l’iconostase, lebêma, l’autel au milieu du banc des prêtres. Ce même rocher, au sud du précédent sanctuaire, contient un oratoire grossièrement taillé, et, sous un arcosolium en culde-four, un autel qui porte encore sur sa surface le trou des reliques. Un banc est réservé à droite, et à gauche une sorte de prothèse façonnée aussi dans la roche vive.

De l’autre côté de la rivière, opposé à Inkerman, s’élève un rocher à l’angle duquel trois églises ont été creusées; dans l’une, il existe dans une tribune de forme aplatie un autel haut de om7i, sur lequel on voit encore la cavité préparée pour les reliques.

M. Ch. Texier 3 signale des églises de ce genre en Cappadoce; et notamment une grotte près de Surp- Garabed ; au fond de l’église est une abside circulaire avec un autel de pierre qui fait corps avec le rocher.

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