Id., ni
« sum ornatum non sententia, ebore argentoque val- « vas et gemmis aurata distinguant altaria. »
Constantin, parmi ses largesses au Latran, avait offert nous dit le livre pontifical, sept autels d’argent repoussé pesant chacun 200 livres : « Altaria septem ex argento battuli pens. sing. libras 200 » Chacun
de ces autels était orné d’un candélabre d’or, comme paraît l’indiquer le texte suivant : « Candelabra septem aurichalcha ante altaria 2 ».
Ce prince fit aussi construire à Saint-Pierre un autel d’or et d’argent enrichi de topazes, d’hyacinthes, de pierres blanches au nombre de 210; le poids s’élevait à 350 livres : « Ipsum altare argento et auro « clusum cum gemmis prasinis et hiacynthinis et albis « 210, ornatum undique, pens. lib. 350. »
La basilique Sessorienne eut un autel tout en or du poids de 250 livres3; cellede Saints-Pierre-et-Marcellin, un autel d’argent de 200 livres 4; celle dite inter lauros, où est ensevelie sainte Hélène, un autel semblable.
La basilique élevée à Jérusalem sur le lieu de la passion possédait des autels de cette magnificence, ce que nous apprend saint Paulin dans une de ses lettres : « Inventa et probata crux Christi est; digno- « que mox ambitu consecratur, conditâ in passionis « loco basilicâ, quæ auratis coruscat laquearibus, et « aureis dives allaribus, arcano positam sacrario cru- « cem servat... 8. »
L’usage des autels d’or et d’argent, comme on le pense, ne pouvait être général ; souvent, d’ailleurs, ce n’estquedes parements et non de l’autel lui-même qu’il s’agit dans ces riches descriptions; selon le décret attribué à saint Silvestre, il y en avait beaucoup en pierre ; Prudence nous parle d’un monument de ce genre :
« Altar tepescit ore saxum pectore 6.
La pierre symbolise le Christ, cette pierre angulaire de l’Église; saint Chrysostôme nous parle d’autels faits en cette matière : « Hoc altare naturaquidem « lapis est, sanctum autem efficitur, postquam Christi
1. VitaSil.,ll, p- 38, édit, de Bianchini à laquelle se rapportent tous nos renvois.