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IV SIÈCLE. — BASILIQUES

« corpus excipit... Tu altare quidem illud in honore « habe's, quia Christi corpus capit L »

Ces autels étaient souvent sontenus par des colonnes : Synesius(3 5o f 431), nous dit : « Sacras « columnas amplector quæ puram et incontaminatam « à terrâ mensam sustinent 2. » On lit dans l’office de la dédicace grecque que l’autel est soutenu par des colonnes dans le genre d’un sépulcre et qu’il est tourné vers l’Orient 3.

Les anciens avaient coutume de symboliser l’asile par un personnage embrassant les colonnes d’un autel.

La plupart des autels de ce temps étaient vides par dessous; beaucoup de témoignages contemporains peuvent être cités à cet égard. L’église de la paix à Constantinople avait un autel creux, Socrate 4 rapporte que le saint patriarche Alexandre put se cacher dessous et y faire ses prières avant d’entrer en dispute avec Arius : « Ad altare progressus, seipsum sub « sacra mensa pronum in os prostravit et lacrymans « oravit. »

On ne peut douter que l’autel de la grande église de Constantinople ne fût creux du temps d’Arcadius, puisque Eutrope se retira dessous après avoir encouru la disgrâce de cet empereur, et que saint Jean Chrysostôme (344-407), l’y ayant aperçu de l’ambon où il prêchait ordinairement, prit occasion de parler contre lui 5 : « Johannes episcopus cum Eutropius sub altari « procumberet et præ metu consternatus esset, assi- « dens in suggestu, unde antea quo faciliùs audiretur,

« concionari solebat, orationem in reprehensionem « ejus habuit. » Épiphane le Scholastique (5 10) 6 en parle de la même manière : « Episcopus Johannes « Antiochenus, Eutropio sub altari jacente, nimioque « percusso timoré residens super ambonem ubi sole- « bat priùs consuete facere sermonem, homiliam « increpatoriam fecit adversus eum7. »

Saint Augustin, parlant du meurtre de Maximien, évêque de Bagai, par les Donatistes, écrivait ces mots que nous avons déjà cités : « ... In ipsà ecclesiâ, sub « altari quo confugerat, eodem supra se fracto.... »

Rufin nous raconte qu’un homme poursuivi se réfu-

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