‹ La messeChapitre 144 sur 346 · Fabri, Sagre memor · texte numérisé non relu

Fabri, Sagre memor

Agnellus, Lib. pont., part.l.

« Cylindre légèrement elliptique, muni d’un fond de « bois de noyer façonné au tour, sans couvercle, orné « de figures en bas-relief, hautes de o" 72 représen- « tant trois épisodes de l’histoire de Moïse ; une pla- « que lisse rectangulaire est ménagée pour la serrure « et du côté opposé deux bandes verticales légère- « ment élargies à l’extrémité pour les ferrures de la « charnière.... à gauche de la serrure, une table d’au- « tel rectangulaire, soutenue par des colonnes, porte « le livre de la loi, sous un édicule formé de deux a colonnes torses supportant une conque où une « lampe est suspendue. Une corne est placée de cha- « que côté. Un petit vase pédiculé, d’où s’échappent « deux feuilles, est placé à terre entre les deux co- « lonnes antérieures de la table. A gauche, Moïse « debout, vieux, barbu, drapé dans un manteau par- « dessus sa robe, chaussé de sandales, tenant delà « droite le bâton de commandement, se tourne vers un « homme vieux et barbu, qui, vêtu d’une tunique « courte, le suit en portant un bouc sur ses épaules.

« Travail sommaire sans autre modelé dans les dra- « peries qu’une ciselure assez rude *. »

On remarquera de chaque côté du ciborium les cornes suspendues auxcolonnesqui rappellent la désignation répétée par les liturgistes chrétiens : Cornu evangelü cornu epislolœ, souvenirs bibliques qui prouvent une fois de plus la liaison entre les rites des deux Testaments. Le mot cornu souvent répété dans la Bible 1 est pris au sens de force, de puissance. Ici l’artiste, sous une image biblique, a certainement voulu représenter les autels chrétiens qu’il avait sous les yeux. S’il est vrai qu’il voyait ainsi des cornes travaillées, nous aurions l’explication d’une partie des nombreux oliphants dont les collée-

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