Collection Basilewsky, n° 29, p
Garrucci, Stor. delV art., vi, pl. CXL, p. 61.
2. On peut se reporter dans la Bible aux passages suivants qui mentionnent le mot Cornu :
Exode , xxvi 1, 2.
Id., xxx, 2.
Lévitique , iv, 7.
Id., rv, 34.
Id., xvi, 18.
Reges, III, 1, 39.
Id., » « 51,
Judith, ix, 11.
Ps. cxvn, 27.
Exechiel, xliii, 20.
Amos, m, 14.
Zacharie, ix, 15.
Apocalypse, ix, 13.
Voyez aussi David Miln., Dissertation sur les cornes de l autel. — Ugolinus, Thesaur. antiq. sacrar., t. X.
Ve SIÈCLE. — TABLES MOULURÉES. — MINERVE.
tions d’antiquaires fournissent les exemples. Les anneaux qui se voyaient à l’autel de saint Victor n’avaient peut-être pas d’autre emploi. Mgr Barbier de Montault nous signale, à propos de Saint-Martin de Tours, l’écolâtre qui commence l’office avec une corne à la main. Dans les mosaïques de Ravenne, dans les stucs de Parenzo les cornes d’abondance forment un ornement répété.
L’âge de cet ivoire ne nous paraît pas douteux ; son style encore antique ne peut le faire descendre audessous du ve siècle.
La Gaule, moins riche que l’Italie en marbres antiques qu’on put transporter dans les églises, exigea des créations nouvelles dans la construction des autels, et nous a laissé, dès le vc siècle, un plus grand nombre de monuments d’un style qui lui est propre. Le Père de la Croix, dans l’hypogée chrétien qu’il a récemment découvert près de Poitiers, a trouvé au milieu du chœur un autel massif, maçonné, recouvert d’enduit; il est élevé d’environ om 8ù, se rétrécit dant le haut et porte des traces de peintures formant une croix. Il n’a pas de table ni de sépulcre à reliques; les tombes placées tout auprès en tenaient évidemment lieu.
On a retrouvé devant l’église de Gresy, en Génevois, un autel fort curieux, un fût de colonne ronde dont le sommet s’élargit en forme de dalle carrée à moulure sur laquelle était gravée cette inscription :
-f- EVFRASIVS PBR IN HONORE SCI PETRI APOSTOLI VOTO SVOFE CET.
Les légendes non funéraires comme celle-ci débutant par une croix se rencontrent en Gaule dès l’an 440 L
M . Le Blant mentionne une autre dédicace d’autel du même genre à Trêves 2.
Quam bene concordes divina potentia jungit Membra sacerdotium quæ ornât locus iste duorum Eucharium loquitur Valeriumque simul Sedera victuris gaudens componere membris Fratribus hoc sanctis ponens altare Cyrillus Corporis hospitium Sanctus metator adornat.