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AUTELS
En 1779 on découvrit à Santa- Marie-de-la-Oliva, à quatre lieues de la Medina-Sidonia, un cippe de marbre autrefois destiné aux usages païens, comme le prouve une inscription de la face postérieure, et transformé en autel chrétien. L’élégance de ses basreliefs authentique son ancienneté1.
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« Au nom de Notre-Seigneur ici reposent les « reliques des saints Servandus, Germanus, Rufina « an xviii, jour des kalendes de février, dans l’an- « née vu du seigneur Théodorax évêque » (d’Asidon dans la Bétique.)
Nos provinces du midi de la France ne sont pas dépourvues de monuments de ce genre; Peiresc, dans son recueil manuscrit, signalait entre autres, en 1614, une table en marbre qui servait d’autel2 dans une chapelle dédiée à saint Jean aux environs de Toulouse. On y voyait gravés les restes d’une inscription profane. Dans le cloître de Saint-Laurent de Grenoble il mentionne trois cippes qui ont peut-être rempli cette fonction sacrée 3
M. Mowat 4 a communiqué dernièrement à la Société des Antiquaires, au nom de M .Germer-Durand, le dessin d’un cippe funéraire romain en pierre existant dans l’église d’Ispagnac (Lozère) et transformé en autel chrétien. Ce marbre est du genre de ceux que nous appelons palimpsestes, où une inscription chrétienne a été ajoutée sur les vestiges mal effacés de caractères païens. Sur la face principale (on distin¬