‹ La messeChapitre 171 sur 346 · Bull, de la Société archèol. de Beyer s, t. VII, p. 24s · texte numérisé non relu

Bull, de la Société archèol. de Beyer s, t. VII, p. 24s

Id. 1879, 153-

mur extérieur, il n’avait pas vu sa face principale qui restait cachée. — Il eut pour nous l’extrême obligeance de retourner sur les lieux et de compléter l’examen du monument. Nous lui devons les dessins et renseignements que nous publions ici. (Pl. XXXIV.) Il obtint du régisseur du domaine de déplacer le bloc, et découvrit alors sur le devant deux pilastres cannelés avec rudentures, bases moulurées et chapiteaux malheureusement frustes. Ce petit ordre devait trouver son couronnement dans la moulure de la table d’autel qui manque aujourd’hui. Dans l’intervalle des pilastres est sculpté un beau chrisme largement traité et en forte saillie. Le haut du p nous fait défaut.

Les pilastres se retournent sur les autres faces, mais sans cannelures ; sur la face postérieure les chapiteaux gardent encore quelques vestiges de feuilles; de ce côté on voit une petite niche de om 16 pour le dépôt des reliques. Cet autel en marbre blanc d’Italie se rapproche, par le style, des monuments goths de Ravenne, aussi nous avons restauré les chapiteaux d’après ceux du sarcophage des Pignotti conservé dans cette ville.

L’église d’Enserune, démolie en 1793, se trouvait dans un pays resté désert pendant tout le moyen-âge, de sorte qu’on ne peut douter de la provenance. De plus, on lit encore à Régimont une inscription qui nous donne la date de sa fondation au vc siècle ; nous offrons sur notre planche ce précieux document. Depuis que Burmann et M. Le Blant 1 l’ont observée elle s’est beaucoup détériorée et la dernière partie fait maintenant défaut. Nous avons rétabli en ponctué les caractères qui manquent. Elle est aujourd’hui scellée dans un mur assez élevé, mais autrefois elle se trouvait au-dessus de la porte de l’église. — M . Noguier la lit ainsi : « Othia presbyter anno xxxm presbiteratus « sui baselicam ex voto suo in honorem sanclarum viril ginum reverendarum Agnetis et Eulaliæ edificavit « Valentinia.no V et Anatolio consulibus. »

Nous aurions le droit, d’après cette inscription, de faire remonter notre autel au vc siècle, mais selon M. Le Blant, la forme du chrisme ne permet pas un classement aussi ancien et nous l’avons descendu au vi°. — Nous avons remarqué que la panse du p n’existe plus, — nous l’avons restauré sur notre élévation.

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