‹ La messeChapitre 173 sur 346 · Annales archéol., 1846, p · texte numérisé non relu

Annales archéol., 1846, p

VIe SIÈCLE. — RAVENNE. — GALLA PLACIDIA.

stèle antique en marbre blanc. La table et le support sont gravés chacun d’une inscription grecque où les héllenistes se sont exercés avec plus ou moins de succès. Comme tous les monuments de tradition en orient, les prothèses ou tables accessoires sont fort anciennes l 2.

Au f° 3, v°, de la Bible syriaque, nous voyons figuré un autel carré recouvert de nappes magnifiques, sous lesquelles on aperçoit les pieds de la table. Ces pieds, à cause de leur ténuité, paraissent en métal ; ils se composent d'une petite boule rouge au-dessus d’un socle évasé.

Ravenne, fille et émule de Constantinople, construisit aussi de riches autels, non-seulement en forme de cippes comme ceux que nous avons examinés plus haut, en forme de tables comme ses mosaïques nous les rappellent, mais en manière de coffre comme celui de Galla-Placidia fermé de dalles d’albâtre s. Cet autel, au commencement du siècle dernier, se voyait à Saint-Vital dans la grande niche voisine de l'aute j du saintpatron. Quatre colonnes, aujourd’hui cachées par les cloisons d’albâtre, en fortifient les.’angles ; la table est en marbre grec. — La face principale nous présente au centre une croix, ornée jadis d’un gros cabochon qu’on a enlevé du milieu, de boules imitant des pierreries aux extrémités des branches et accostées de deux agneaux qui symbolisent saint Pierre et saint Paul. Des couronnes, en signe de triomphe, sont suspendues au-dessus.- — Autour de ce bas-relief règne un cadre composé de perles et de feuillesd’eau. Les côtés de l’autel larges de om 78 sont seulement décorés de croix et de guirlandes. Ces sculptures sont d’une finesse extrême et d’une rare suavité de style; elles satisfont la règle liturgique qui exige une croix pour chaque autel; « l’autel est le Christ, d’après « Saint Paulin, et la croix représente ici le crucifix, « ubi crux et martyr ibi 3 ».

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