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CREDO

Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem cœli et terræ, visibilium omnium et invisibilium : et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum : et ex Pâtre natum ante omnia secula ; Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero ; genitum, non factum, consubstantialem Patri; per quem omnia facta sunt; qui propternos homines, et propter nostram salutem descendit de cœlis ; et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Mariâ virgine ; et homo factus est; crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato, passus et sepultus est • et resurrexit tertiâ die secundùm Scripturas; et ascendit in cœlum, sedet ad dexteram Patris ; et iterum venturus est cum gloriâ judicare vivos et mortuos ; cujus regni non erit finis : et in Spiritum Sanctum Dominum et vivificantem ; qui ex Pâtre Filioque procedit ; qui cum Pâtre et Filio simul adoratur, et conglorificatur ; qui locutus est per Prophetas : et unam

sanctam catholicam et apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum : et expecto resurrectionem mortuorum et vitam venturi seculi. Amen.

— Dominus vobiscum.

— Et cum spiritu tuo.

Après la lecture de l’Évangile, on chante immédiatement et à haute voix le symbole de foi. Zî^SoXov en grec se traduit en latin par judicium.

Il y a trois symboles : le premier est celui des apôtres; on rapporte qu’après qu’ils eurent reçu l’Esprit consolateur, comme ils s’apprêtaient à partir pour prêcher l’Évangile et qu’ils conféraient sur les articles de la foi, ils établirent que, puisqu’ils étaient tous unis par une seule foi, ils prêcheraient tous cette foi unique en des termes identiques.

Dans la première épître aux Corinthiens (vin, 5) le grand apôtre fait allusion au Symbole, comme à une règle de foi déjà connue dans toutes les églises et exigée avant le baptême des catéchumènes et des initiés. Saint Irénée, saint Cyprien, saint Ambroise et Rufin au 11e, 111e et ive siècles, parlent du Symbole des apôtres, comme admis par toute l’Église; au ve siècle, saint Célestin et toutes les églises le conservent.

Tous ces Pères ne parlent pas seulement de la substance de la doctrine, mais de la contexture même des paroles. Ils le citent parles premiers mots; ils avouent que les Pères du concile de Nicée l’ont développé, et ont expliqué en termes plus clairs ce qui était contenu simplement dans des expressions plus générales et plus connues.

Les apôtres n’avaient pas mis le Symbole par écrit, et cela explique les différences imperceptibles des quatre anciens symboles, le vulgaire, celui d’Aquilée, l’Oriental, et le Romain. Les termes sont presque partout identiques, la seule différence consiste en ce que les deux premiers ont mentionné la descente aux enfers d’une manière explicite. Mais outre que cet article figure dans les meilleures copies, entr’autres celle que donne Rufin, qui n’a été à ce sujet contredit par personne, les Pères s’accordent à dire que cet article est renfermé implicitement dans celui qui annonce la résurrection de la chair.

Il se compose de douze parties dite chacune par un apôtre.

Pierre dit : Je crois en Dieu, le Père tout-puissant créateur du ciel et de la terre.

André. — Et en Jésus-Christ son Fils unique Notre-Seigneur.

Jacques. — Qui a été conçu de l’ Esprit-Saint, né de la Vierge Marie.

Jean. — A souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli.

Philippe. — Il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité.

Barthélemy. — Il est monté aux cieux, il est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant.

Thomas. — D’où il viendra juger les vivants et les morts.

Mathieu. — Je crois en l’Esprit-Saint.

Jacques. — La sainte Église catholique, la communion des saints .

Simon. — La rémission des péchés.

Thaddée. — La résurrection de la chair.

Mathias. — Et la vie éternelle.

Au Vatican dans les appartements Borgia, (chambre du Credo), on voit les douze apôtres représentés avec douze prophètes. A côté de chaque apôtre est le verset du credo que la tradition lui attribue L

Sauf quelques variantes, les mêmes paroles sont attribuées aux mêmes apôtres d’après les statues qui ornent la coupole de l’hôpital du Saint-Esprit. Saint Charles Borromée a fait peindre, en 1 572, les douze apôtres sur les piliers de la grande nef de l’église de sainte Praxède, dont il était alors le titulaire. Contrairement à la tradition qui n’admet pas saint Paul dans la composition du Credo, il lui donne la deuxième place qu’il usurpe ainsi à saint André.

Le deuxième symbole est celui de Nicée, le pape Damase, de l’accord du synode universel réuni à Constantinople, établit qu’on publierait ce symbole et qu’on le chanterait à la messe à haute voix. Il contient douze articles. On croit que l’usage de chanter le symbole vient des Grecs.

Le troisième est celui de Constantinople 2.

Le quatrième de saint Athanase. Ce symbole se

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