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Voyages liturgiques, p

Il enjoint aux prêtres de la détacher de l’autel et de la lui amener. Quand elle est auprès de lui, il la fait revêtir de la robe nuptiale et pose la couronne sur son voile. Puis, après l'avoir quelque temps regardée, il lui dit : « Telle que tu es là, parée pour mes noces, je te cède à l’époux que tu me préfères, à mon Seigneur Jésus-Christ. » Alors, il lui prend la main, la pose sur l’autel et sort lui-même de l’église pour pleurer en secret son amour vaincu 1 .

VIIe SIÈCLE.

Les marbres antiques que les premiers architectes chrétiens employèrent avec une si grande prodigalité étaient encore loin d’être épuisés au vne siècle. Un des plus remarquables exemples de ces marbres transformés, que j’appellerais volontiers palimpsestes, est celui qu’on conserve à Saint-Zacharie, petite ville située au pied des montagnes de la Sainte-Baume. Il mérite une place particulière dans notre recueil.

L’église paroissiale est érigée sous le vocable de saint Zacharie, de sainte Élisabeth et de saint Jean- Baptiste. — Construite au viic siècle par les Cassianites, ruinée au ixc siècle, rebâtie plus tard par les soins du prêtre Bernard, elle fut consacrée par Pons Ier, évêque de Marseille en 1033, et richement dotée par Raimbaud, f 1067 2, archevêque d’Arles, qui la rendit aux Cassianites et à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille. A côté de cette église, qui dans les bulles des papes Grégoire VII (1081) et Innocent 11(1135) est désignée sous le nom de cella sancti Zachariæ 3, s’ou-

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