f in nomine dni Di Salvatoris N
IHV XPI breve facta a me Gregorio tertio papæ.
de oblationes quæ offerre debentur per singulos dies in ecclesia beati Pauli apostoli. ^tatui enim offerri id est in prima missa ad corpus oblatam unam. In secunda missa ad scm Thimotheum oblatam unam. In tertia missa ad imaginent Salvatoris qui et apostolorum, oblata unam. In quarta missa ad scm Gregorium ad ianuas oblatam unam. Deinde in missa quinta ad altare maiore oblatas duas : quod simul fiunt cotidianis diebus oblatas sex .
(Suivent des anathèmes contre ceux qui diminueraient ces offrandes.)
. Nosvero
ideo dedimus hoc maiore altare monachi (monachis) ut hec omnia fiant omni tempore.
(Migne, Dict. d’épigraphie, 11, 487.)
« versets, les fidèles, premièrement les hommes et « ensuite les femmes, font leurs offrandes de pain et « de vin sur des nappes blanches. L’évêque recevant « les oblations qui sont mises par un sous-diacre dans « une nappe tenue par deux accolytes, l’archidiacre « reçoit les burettes ( amulas ), en verse le vin dans « un grand calice tenu par un sous-diacre qui, dès « qu’il est plein, le verse dans un vase tenu par un « acolyte. L’oblation du peuple finie, l'évêque va « s’asseoir à sa chaire, s’y lave les mains, va à l’autel, « le baise, y fait une prière, reçoit en pain seulement « l’oblation des prêtres et des diacres, qui seuls « peuvent approcher de l’autel. L’archidiacre prend « du sous-diacre oblationnaire deux oblations, c’est- « à-dire deux pains et les présente à l’évêque qui les « met lui-même sur l’autel. Le même archidiacre « reçoit une burette de vin ( amularm ), qu’il verse à « travers d’un couloir dans le calice. Un autre sous- « diacre va recevoir du premier chantre la burette à « l’eau ( fontem ), vient la présenter à l’archidiacre « qui, en faisant un signe de croix sur le calice, le « place sur l’autel devant le pontife, auprès des obla- « tions à droite. »
Les constitutions apostoliques ordonnent d’apporter aux prêtres les prémices des fruits et des troupeaux; comme ce précepte se trouve au milieu de ceux relatifs à la sainte Communion, nous pouvons peut-être en conclure que ces offrandes avaient lieu pendant la messe ; elles étaient au moins apportées à l’autel. Le troisième Canon apostolique les restreint aux épis de blés, aux grappes de raisins dans leur saison, à l’huile pour les lampes, à l’encens pour l’autel. Plus tard, ces offrandes furent certainement bénites pendant le sacrifice, car le concile de Trullo, en 691, nous dit que dans quelques églises les grappes envoyées à l’autel accompagnaient le sacrifice non sanglant de l’oblation et étaient distribuées parmi le peuple ; cependant, les prêtres ne pouvaient bénir les offrandes de raisins séparément.
Dans le livre VII des constitutions il est question d’une action de grâces pour les premiers fruits offerts. La prière commence ainsi : « Nous te rendons grâces, « ô Seigneur Très-Haut, créateur et providence de « toutes choses, par ton Fils unique Notre Seigneur « Jésus-Christ, non comme nous le devons, mais « comme nous le pouvons, par les premiers fruits « que nous offrons devant toi. » Toute la formule qui est longue est une action de grâce. Plus tard, les formules, quoique sans doute d’une très-grande anti¬
quité, sont conçues dans un différent esprit et intitulées : « Prière pour ceux qui offrent les premiers « fruits *. »
Ces prières étaient usitées pour la bénédiction des raisins, des figues, grenades, olives, pommes, pêches, prunes. Les raisins, dans l’Église grecque, étaient bénits le 6 août 2.
Une preuve de la grande antiquité de la bénédiction des raisins est l’identité de l’époque (6 août) pour cette cérémonie en Orient et en Occident 3.
Origène et saint Jérôme disent déjà de leur temps que des fruits étaient offerts aux prêtres.
La plus ancienne formule se trouve dans le sacramentaire de Gélase, qui remonte au moins pour la substance au ve siècle. Nous y trouvons parmi les oraisons pour l'Ascension cette rubrique et prière : Un peu avant la fin du Canon tu béniras les nouveaux fruits ( fruges novas ) dans la forme suivante : « Bénis, ô Seigneur, ces nouveaux fruits que tu as « daigné faire mûrir, au nom de Notre Seigneur « Jésus-Christ, par lequel tu produis tout ce qu’il y « a de bon, etc. 4 »
Dans le même sacramentaire, il est alternativement question de raisins ou de fèves.
Dans le Lectionnaire de Luxeuil, cette belle découverte de Mabillon, nous trouvons la leçon eucharistique : « ad missam de novos fruclus (sic). »
En Allemagne, nous observons cet usage au vme siècle.
En Angleterre, dans le pontifical d’Egbert, qui devint archevêque d’York en 732, nous voyons six formulaires : « Benedictio ad omnia quœ volueris. Benedictio ad fruges novas. Benediclio pomorum, etc.
Dans le Canon les mots : « hœc omnia » s’appliquent sans doute aux offrandes. Les canons apostoliques prescrivent de porter directement les offrandes à la maison de l’évêque. On offrait aussi de l’argent pour le même objet. L’évêque en distribuait une partie aux ministres inférieurs selon le besoin de chacun et, de ce qui restait, il faisait trois autres parts : une pour son usage personnel, une pour la fabrique de l’église, une troisième pour les pèlerins et les pauvres.
Les hommes et les femmes portaient les oblations