Le Blant, Insc., I, p
Louis de Bonnefoy, Epigr. roussillonnaise. (Extrait du 12e Bulletin de la Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales.)
forte diminution à leur diamètre supérieur. Le bloc central porte au milieu une excavation de om 12 à om 5 de profondeur aujourd’hui cachée par la dalle, mais que M. de Balanda nous dit avoir vue et qui prouve péremptoirement la destination sacrée du monument. (PL LV.)
L’église Saint-Féliù ne paraît pas remonter au delà du xi° siècle, mais cette pierre lui est certainement antérieure, et reçoit une authentique très-sûre du style des signatures. Il est possible que les supports soient romans.
A propos de graffites, nous devons rapporter ici la découverte que M. Revoila faite à Jonquières (Gard) d’une table qui provenait de l’ancienne chapelle de Saint-Vincent-de-Cannois. On lit sur cette petite table les noms suivants gravés à la pointe : +Marlinus pbr. — Elenpurcus... Boldus Ioannes. pri
Lorsqu’on débarque dans l’île Saint-H onorat, en venant de Cannes, on rencontre à droite, à trèspetite distance du rivage, une chapelle dite du Sauveur qu’on croit un ancien baptistère. Cet édifice est formé de huit absides et celle vis-à-vis de la porte contient l’autel que nous avons gravé. (PL LVI.) Cet autel est formé d’une large dalle qui n’a pas moins de om 30 d’épaisseur et qui surmonte un pilier orné haut et bas d’un talon 2. — Quoique nous n’ayons aucune donnée précise sur son âge, ses moulures presque antiques et le plan de l’édifice auquel il appartient nous le font attribuer au vne siècle. « L’absence de tout ornement caractéristique, dit M. Mérimée, rend très-problématique la date de ce bâtiment ; pourtant la simplicité, la rudesse de la construction et le rapport qu’elle présente avec celle des bâtiments de l’ancienne abbaye donne lieu de croire qu’il a été élevé à la même époque, peut-être même est-il plus ancien. »
Il existait dans l’église de la Trinité, à l’autre extrémité de l’île, un autel du même genre et de la même époque. M. Vasserot l’a figuré dans la restauration de cette chapelle qu’il m’a communiquée. M. Revoil l’a gravé dans son bel ouvrage. — Sous l’autel était réservé un petit caveau pour les reliques, fermé par une dalle sur laquelle reposait son pied.