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Eadmerus, in VilaS. Wilfridi, c. xvi

les embrasser : « Quo viso, sanctus papa columnas altaris complexus est L »

— « In basilicam Sanctæ-Euphemiæ confugit, tenuitque columnam altaris 2. »

Lors même que l’église se construisait en bois, Bède nous apprend que les Saxons faisaient l’autel en pierre, comme le prouve un incendie qui dévora toute la basilique en ne respectant que la table sacrée : « Evasit autem ignem altare, quia lapideum erat, et « servatur adhuc in monasterio reverendissimi abbatis « etpresbyteriThrythwulfi, quod in silva Elmete est. »

Dans le cloître d’Aix nous examinerons, en parlant du xi" siècle, un autel qui contient certainement des fragments mérovingiens.

L’autel était considéré par les Saxons comme le siège du sacrifice ; à propos de la consécration de Ripon par saint Wilfrid, Eddi prête une importance spéciale au maître-autel : « Altare cum basibus suis Do- « mino dedicantes purpuràque auro textâ induentes. »

La table devait être en pierre : « Altaria nisi lapi- « dea chrismatis unguine non consecrentur 3. » Mais les supports, selon Eddi 4, pouvaient être en bois.

Nous avons vu à l’autel de Bagnols une colombe sur une croix ansée ; nous croyons pouvoir en rapprocher chronologiquement un marbre qui porte cette caractéristique dans l’église Saint-Jean de Besançon. C’est un disque de im 07 de diamètre, scellé au fond du chœur, au milieu des stalles des chanoines, audessus du fauteuil doré qui occupe le centre de l’hémicycle. Il porte au centre un chrisme que traverse une croix surmontée d’une colombe, dans le cercle du disque A et n et au pied de la croix un agneau debout, la tête tournée vers le spectateur. Huit lobes régulièrement distribués, sur un niveau un peu supérieur, sertis d’un trait circulaire, encadrent la partie centrale. Dans leurs tympans ont lit cette inscription :

HOC SIGNVM PRAESTAT POPVPIS ( SIC ) CAELESTIA REGNA

Ce marbre est très-lisse et témoigne d’un long frottement qui en a rendu frustes les parties en relief. — Nous devons à l’obligeance de M. le baron de Prinsac le dessin q^ie nous publions. (Pl. LI.)

On a peu de données historiques sur ce monument,

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