Henri duCleuziou, p
Bouclier antique d’après un bas-relief de la colonne Antonine à Rome.
lobes disposés comme à Besançon; ce sarcophage appartient à l’époque mérovingienne.
Tête d un sarcophage mérovingien à Bourges.
Si on ne peut faire valoir la présence de ces lobes comme un signe contraire à l’ancienneté de notre monument, on doit se demander s’ils n’avaient pas sur une table sacrée d autre but que celui de l’orner, et s’ils ne devaient pas y remplir une fonction liturgique, lorsque nous les retrouverons si souvent dans la suite.
Du temps que les fidèles apportaient leurs offrandes et que la partie qu’on devait consacrer était posée sur l’autel il est certain quelle devait l’être d’une façon ordonnée. Les anciens monuments nous en apportent la preuve. Dans les fresques cimétériales, sur les sarcophages où l’on a représenté la multiplication des pains, les corbeilles sont toujours symétriquement rangées. — Dans les images de la cène, du festin d Emmaüs, il y a un ordre rigoureusement suivi. — Ne pourrait-on conclure de cette observation que les lobes étaient les places tracées des pains qui devaient être consacrés '? Mabillon a publié à la fin de sa dissertation sur le pain azyme un manuscrit provenant de la bibliothèque vaticane et de saint Ildephonse qui aurait eu, en 845, une révélation sur le rangement des pains d’autel. D’après ses prescriptions on devait offrir à Noël, aux première, seconde et troisième messes des pains distribués douze à la circonférence et cinq dans le milieu en forme de croix; la figure qu’il
1 . La règle qui faisait recouvrir tout l’autel par le corporal et que rapporte YOrdo romain semble combattre cette hypothèse, mais elle n’était peut-être plus générale au vne siècle.
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