Migne, Patrol., XCVH
(-j-7°8)> on lit sur le devant d’un autel ces vers écrits en caractères antiques :
Discat qui nescis, quod episcopus hic requiescit Nomine Lambertus, multa bonitate refertus,
Quique quaterdenis huic sedi præfuit annis :
Non hune erexit res blanda nec aspera flexit.
Parcat peccatis illius fons pietatis,
Et lucescat ei pax perpetuæ requiei 1 .
Nous dépassons avec l’époque carlovingienne celle de la construction de l’oratoire des martyrs à Noie, mais près de celui-ci nous pouvons en citer un autre dédié à San-Caliono et que je crois contemporain; il a trois autels aussi élevés en l’honneur de la sainte Trinité; les deux latéraux sont si petits qu’ils n’ont pas dû servir au saint sacrifice ; leur présence rappelle du moins l’usage liturgique.
Des citations qu’on vient de lire et qu’il serait superflu de prolonger, nous pouvons conclure que les autels, après avoir symbolisé le monothéisme par leur unité, ont, en se multipliant, présenté l’image de^ la sainte Trinité, le souvenir du collège apostolique, des disciples, etc., jusqu’au moment où les fidèles oublièrent ces règles symboliques pour satisfaire leur piété envers un grand nombre de saints.
Reprenons notre nomenclature des autels du Yine siècle, dont il nous reste aujourd’hui un trop petit nombre.
A Saint-Seurin de Bordeaux on voyait un autel en pierre, très-simple, qui pouvait avoir appartenu à l’église primitive et qui était dédié à saint Étienne. Au fond de l’aile droite, devant un tombeau de pierre brute, s’élève un autel composé d’un massif et d’une table moulurée; il peut nous donner une idée exacte de l’ancien autel de la nef 3.
A Vence, l’église est dédiée à saint Lambert