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Le prêtre tenant les mains jointes, va au côté de lépître

exemple iconographique de cette coutume dans le lavement des mains de Pilate si souvent figuré sur les sarcophages. Il est certain que l’ablution avant le sacrifice eucharistique fut en usage dès le berceau de l’Église. Elle fut connue des Grecs, des Latins, des Maronites, des Arméniêns et de tous les Orientaux.

Au commencement de la liturgie, les prêtres recevaient des fidèles les oblations pour les placer sur l’autel ; c’était donc pour ne point toucher pendant l’action, c’est-à-dire depuis la consécration jusqu’à la communion le pain consacré avec des mains souillées par le contact des offrandes, quand elles n’étaient que du pain, qu’ils se faisaient verser de l’eau par un

où il lave l’extrémité de ses doigts, le pouce et l’index, en disant : lavabo. Le côté de l’épître est lé plus à portée de la sacristie et de l’endroit où on tient l'eau et où il y avait autrefois une piscine, c’est-à-dire une pierre creusée, propre à recevoir de l’eau et à la faire écouler.

au Vatican.

ministre. Pour les laïques, il y avait aussi dans les premiers temps une raison de rigoureuse convenance pour qu’ils se purifiassent les mains avant la communion, car ils ne la recevaient pas sur la langue comme cela se pratique aujourd’hui, mais dans la main droite croisée sur la main gauche et se la portaient euxmêmes à la bouche.

Saint Cyrille de Jérusalem en décrivant les cérémonies de l’Eucharistie montre le diacre présentant l’eau au célébrant et les prêtres entourant l’autel pour l’oblation. Il ajoute que cet usage avait moins un but de propreté qu’une intention symbolique et le souvenir des paroles de David : « Lavabo inter inno- « centes manus meas et circumdabo altare tuum Do- « mine. » (Ps. xxv, f. 6.)

Selon la liturgie de saint Chrysostôme, le prêtre et le diacre après la vestition lavaient leurs mains sur la prothèse en disant : « Ntyopca iv dôâoiç. »

Au mot Fons, Du Cange cite ce passage de l’ordre romain dont nous avons parlé plus haut : « Subdiaco- « nus accipit fontem de manu archiparaphonistæ et « defert archidiacono, et ille ex amula infundil, fa- « ciens crucem in calicem. »

Puis celui-ci des Annales de Trêves 1 .

« Offertorium aureum gemmatum cum patina, fon- « tem aureum cum gemmis, pavonem auro et margari- « lis distinctum. »

Le mot fons s’appliqua aussi dans la suite à la piscine où le prêtre se purifie les mains avant la messe, ce qui donna lieu dans les sacristies italiennes à de si élégantes fontaines au xve et xvie siècles.

i. Vêtus scheda apud Browerum, lib. VIII, annal. Trevir., n° 114.

SUSCIPE, SANCTA TRINITAS.

Le prêtre s'incline au milieu de l’autel et dit :

Suscipe, Sancta Trinitas, hanc oblationem quam tibi offerimus ob memoriam Passionis, Resurrectionis, et Ascensionis Jesu Christi Domini nostri : et in honorembeatæMariæ semper virginis, et beati Joannis Baptistæ, et sanctorum apostolorum Pétri et Pauli, et istorum, et omnium sanctorum : ut illis proficiat ad honorern, nobis autem ad salutem, et illi pro nobis intercedere dignentur in cœlis, quorum memoriam agimus in terris; per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Le prêtre répond Amen, puis il récite à voix basse la Secrète, et les Mémoires s’il doit en dire, et termine ainsi à haute voix :

— Per omnia secula seculorum

— Amen.

— Dominus vobiscum.

— Et cum spiritu tuo.

— Sursum corda :

— Habemus ad Dominum.

— Gratias agamus Domino Deo nostro :

— Dignum et justum est.

Le Suscipe est la prière que le prêtre récite en s’inclinant au milieu de l’autel après le lavement des mains. Elle n’a pas toujours fait partie intégrante de la messe; il n’en est aucune mention dans les

anciens ordres romains. Néanmoins, on la trouve écrite dans plusieurs missels antérieurs au ixe siècle, mais avec des variantes.

Lorsque la liturgie romaine s'est définitivement

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