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Revoil, Archêol. àumidi de la France, III, pl. L

2 Evamil. n, Pèlerins d’Emmaüs. . .

2 ’ (Altaria) de donis Dei et largitate magm Domini mei opéré fabrili et auro, argento et gemmis ornare etiam et ubi loca convenientia exsisterent, desuper ciboria ponere potuissemus, sicut pro eodem Domino coopérante valuimus facere studuimus ; id sunt, in ecclesia Sancti Salvatons sanctique Richarii altaria fabricata undecim ciboria duo, ectoria auro, argento et marmoribus parata duo.

In ecclesia S. Dei Genetricis Mariæ et SS. apostolorum, iltaria fabricata tredecim; ciborium unum, et lectorium op- :ime paratum unum .

In ecclesia S. Benedicti altaria parata tria

In ecclesiis vero SS. Angelorum Gabnelis, Michaelis et ^aphaelis altaria tria, quæ simul sunt altaria tngenta, et ciboria tria, et lectoria tria. [VitaS. Angilberti. Ann. Bened.,

7’ 4. Auguste Castan, La table d'or de Saint-Jean de Besan- :on. — Besançon, 1864.

IXe SIÈCLE. — REIMS.

Le testament du comte Évérard (-J- 827), gendre de Louis le Débonnaire, mentionne un autel recouvert d’argent, un autre décoré d’argent et de cristal L

Dans l’église Saint-Étienne de Lyon on voyait un antipendium que l'archevêque Rémy avait reçu au ixe siècle de la comtesse Berthe, femme du comte Gérard de Roussillon; au milieu, en couleurs, l’Agneau divin était figuré dans un médaillon qui portait les vers suivants à sa circonférence :

Agne Dei mundi qui crimina dira tulisti,

Tu nostri miserans candis absolve reatus.

Dans la partie droite du cercle :

Hic panis vivus cœlestisque esca paratur

A gauche :

Et cruor ille sacer qui XPI ex carne cucurrit.

Dans la longueur :

Sumat perpetuam pro facto Berta coronam Hæc cuius studio palla hoc effulgurat auro.

Aux extrémités de la pala et de chaque côté : Remigius præsul Christo per sæcula vivat 2.

Les églises de Reims pouvaient presque rivaliser avec celles de Rome pour le luxe de leur argenterie. Landon (vnc siècle), Vulfar ( f 816) leur avaient fait de grandes libéralités, mais Hincmar dépassa ses devanciers par sa munificence. Il couvrit d’or et de pierreries l’autel de la Sainte-Vierge qui était alors le maitre-autel de la cathédrale; on y lisait cette inscription qui conservait le nom du donateur et la date :

Hanc aram Domini genitricis honore dicatam,

Cultor ubique sunt, decoravit episcopus Hincmar Muneribus sacris, functus hac sede sacerdos,

Jam bene completis centenis octies annis,

Quadraginta et simul quinto volvente sub ipsis ;

Quum juvenis Karolus regeret diademata regni,

Hune sibi pastorem poscentibus urbis alumnis 3.

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