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Labarte, I

Pertz, iv, 551.

IXe SIÈCLE. — MILAN. — SAINT-AMBROISE.

« modo tota animi devotione ad antiquum decus et « statum perduxit. In quibus Salvatorem in throno « sedentem conspicimus pretiosas in capite gemmas « habentem et a dextris illius chérubin, a læva quo- « que ejus vultus apostolorum, cæterorumque depic- « tos. Immo et rugas sacras confessionis ex argento « constructas, vultus habentes beatissimi Pétri et

« Pauli, pens. omnia lib. ducentas et octo * .

« Sacratissimum Dei altare quod supra sanctissimum « beati Pétri ap. corpus consistit argenteis deaura- « tis, quæ in dextra et læva ipsius apost. Principis « habet miracula, perornavit laminis quæ ingenti « splendore nunc ut cœli astra coruscant, pens. vero « simul lib. 84 et uncias 1 2. »

Nous lisons, dans la Chronique de Jean Diacre 3, que Tiberius, évêque de Naples, entoura l’autel de Saint-Étienne de dalles de bronze, et qu’Anastase (850), en restaurant Saint-Janvier, y construisit un autel de marbre cum regiolis argenteis, ce qui nous prouve que le marbre, tout en restant apparent, était quelquefois enrichi de lames de métal.

Nous avons à Milan, ce qui vaut mieux que les vagues souvenirs des chroniques, un monument complet, connu sous le nom de paliotto de Saint-Ambroise. Il mérite une description détaillée.

« Les archevêques de cette ville, dit M. Labarte, se signalèrent par leur zèle à enrichir leur église de

pièces d’orfèvrerie. Le magnifique autel d’or de la basilique Saint-Ambroise, qui a pu traverser dix siècles malgré son immense valeur, donne une grande idée de l’importance de l’art de l’orfèvrerie au commencement du ixe siècle. Ce /nonument a été exécuté en 835 sur les ordres de l’archevêque Angilbert II, par Volvinius. Il a la forme d'un parallélipipède surmonté d’une corniche et porté sur une base. Les quatre côtés sont d’une grande richesse. La face principale, toute d’or, est divisée en trois panneaux par des listels d'émail cloisonné. Le panneau central est rempli par une croix pattée à quatre branches, qui est rendue par des filets d’émail cloisonné, alternant avec des pierres fines et cabochons d’un gros volume. Le Christ est assis au centre de la croix dans un médaillon ovale dont les contours sont également tracés par des filets d’émail et des pierres précieuses ; les symboles des évangélistes occupent les branches de la croix; les douze évangélistes sont placés trois par trois, dans les angles du panneau, au-dessus et au-dessous des branches de la croix. Les panneaux de droite et de gauche renferment chacun six basreliefs rectangulaires (de om2oxo<" 19) dont les sujets sont tirés de la vie et de la Passion du Christ. Ils sont encadrés, comme la croix centrale, de filets d’émail et de pierres fines. Tous ces bas-reliefs sont exéûutés au repoussé *. » (PI. LX et LXI.)

Voici le tableau des sujets distribués dans les divers panneaux :

Mission de J.-C.

Transfiguration

Thabor.

Apôtres.

\ Aigle, j Apôtres.

Résurrection

(moderne).

Ascension

(moderne).

Purification.

Présentation.

Noces de Cana.

Lion. !

Le Sauveur. Bceuf.

Crucifiement.

Pentecôte

(moderne).

Annonciation.

Nativité.

Apôtres.

Homme. ^^Apôtres.

Vendeurs chassés

du Temple.

Possédé guéri.

Ces sculptures ont un style qui leur est propre et dont on retrouverait difficilement l’analogue dans

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