Inscrip. Hispati. christ., n
AUTELS
tion de ce dernier, en faveur de Eudes, comte de Paris. Il parvint néanmoins à se faire sacrer en 893 et partagea le trône avec Eudes jusqu’à la mort de celui-ci, qui le laissa seul roi (13 janvier 898); Charles demeura au pouvoir jusqu’à sa défaite par Hugues le Grand (923). Notre inscription précise le moment du règne en ajoutant qu’il s’agit de l’époque « après la mort de Eudes », c’est-à-dire de 898 à 923. L expression post obilurn nous apparaît comme un titre de puissance conquis par la mort d’un rival puissant, comme la date qui fixe le véritable avènement du roi Charles. Cette double indication était fréquemment usitée à la fin du ixc et au commencement du xe siècle. M. Noguier a retrouvé dans plusieurs chartes de la cathédrale de Béziers « que Bozon possédait la vicomté de Béziers pendant les xe, xie et xiic années du règne de Charles après la mort du roi Eudes 1 . De Hübner cite deux inscriptions de Barcelonne, relatives au règne de Charles; la première, qu’on lisait autrefois dans l’église des Saints-J uste-et-Pasteur, est de 890 et semble faire abstraction de l’usurpateur
Eudes, élu en 887; elle se termine ainsi: .
Anni dcccxc anno 11 régnante Karulo rege die xm klds. daprelissic obiit. La seconde, dans l’église San- Pau del Camp, est postérieure à la mort de Eudes de seize ans, et cet évènement libérateur n’y est pas oublié : Anni Domini dccccxiiii anno xm reg(nanle) Karulo rege post Ôdoni (sous-entendu obitum).
On remarquera que l’autel de Capestang est un des monuments les plus barbares de l’épigraphie; les lettres se suivent sur une ligne irrégulière, ondulée ; elles sont de grandeurs inégales; les fautes d’orthographe sont nombreuses.
Grâce aux soins de M. Noguier, cette table a été transportée de l’église de Capestang, où elle était engagée en partie sous la marche d’entrée de la chapelle, au musée lapidaire de Béziers qui la possède aujourd’hui ».(P1. LXXIII.)
Il existe dans le midi un grand nombre d’autels du même genre sur lesquels nous reviendrons au fur et à mesure que notre classement chronologique nous les présentera. M. Noguier en a illustré plusieurs 3.
Une table de im ^5 sur om 76, garnie d’une série de lobes fort semblables à ceux de Capestang, existe