‹ La messeChapitre 242 sur 346 · Bull, inonum., 1871, p · texte numérisé non relu

Bull, inonum., 1871, p

encore au fond de l’église de Notre-Dame de Quarante. Elne (Pyrénées-Orientales) en possède une autre. On voit encore aux environs de Béziers 1 une plaque de marbre ornée de dix-huit lobes ; elle mesure im 20 sur ora 80, et présente au centre, dans un petit disque, entre quatre feuilles, les lettres A et n. Ce marbre nous parait contemporain de Capestang. Le revers de la dalle est orné de dessins sans doute antérieurs à sa transformation en table d’autel. M. Noguier que nous interrogions sur ce sujet a bien voulu nous donner une réponse qui confirme pleinement cette opinion : « Ce petit monument, nous écrit-il, ne fait malheureusement pas partie de notre musée lapidaire ; il se trouve dans une maison de campagne des environs de Béziers ; la face principale annonce bien que c’est un autel roman à cause des lobes à-demi fermés et de ses autres dispositions, les doutes que j’avais à cet égard n’existent plus et je suis tout à fait de votre avis. »

On conserve au musée d’Orvieto un ancien autel qui mérite une attention spéciale dans notre recueil. C’est un marbre enrichi de quinze médaillons, formés par des entrelacs et qui contiennent des noeuds variés, des feuilles, des croix et au milieu une colombe béquetant dans une patène. Au bord on lit cette inscription, qui devait autrefois se retourner sur le champ à gauche, où l’on ne distingue que des caractères frustes :

-j- TEVZO EPS DEDICAVIT HOC ALTARE SACRATISSI-

mvs 10 an es abbs cvm.... ce que M. de Rossi propose de compléter ainsi : tola' congre g alione sua obtulit 2.

Nous trouvons dans la liste des évêques d’Orvieto un Teuzo quiflorissait en 1054; il est possible que ce marbre ait été alors employé comme autel, mais il est incontestablement plus ancien; peut-être servit-il de chancel à l’époque carlovingienne. Il suffit de comparer ses entrelacs avec ceuxdeToscanella, de Santa- Maria-in-Trastevere, etc., pour se convaincre qu’il est contemporain.

On verra (pl. LXII) que nous avons dessiné ce marbre en laissant l’inscription renversée, mais en redressant les dessins et la colombe sculptée au milieu des médaillons. Nous croyons en effet qu’il ne s’agit pas ici d’un antipendium, mais d’une table sacrée sur

x. Bull, mouum., 1871, p. 136.

Bull, de la Société arcli. de Béliers, IV, p. 162, 1866.

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