‹ La messeChapitre 258 sur 346 · X1 SIÈCLE. AUTELS D’OR ET D’ARGENT (SENS · texte numérisé non relu

X1 SIÈCLE. AUTELS D’OR ET D’ARGENT (SENS

JesuChnsti, et il porte pour sa devise : Verum hominem Chnstum vullum désigna per istum. Dans celui de samt Marc, qui est au-dessous accompagné d’un lion, on lit ces mots : Initium emngelii Jesu Chrisii Filii ei; et ,1 porte pour sa devise : Victorem mortis c hnslum signât leo forlis.

« Dans celui de saint Luc, qui est à gauche par le bas accompagné d’un bœuf, on lit ces mots : Fuit in diebus Herodis regis Judœ sacerdos, et il a pour devise : Viclima quod Chrisii fuerit bas indicai isle. Et dans celui de saint Jean, qui est au-dessus, accompagné d un aigle, on lit ces mots : In frincipio erat Verbum, et au bas de ses pieds on lit ces autres mots : Principium Verbum, Verbum Deus et Deus ipsum semper eral Verbum principis quod erat. On voit au-dessus de la tète de l’aigle, sur une banderole une -|- et un A et devant son pupitre il y a encore une + et un b’ Il porte pour sa devise : In Chrisii numen Aquilinum dingo lumen.

« Après les quatre évangélistes, on voit des deux côtés du contretable deux ronds pleins dans lesquels sont représentés en bas-relief deux figures assises sur des fauteuils. Celle qui est à gauche représente la Sainte-Vierge couronnée, tenant à la main droite un bouquet de fleurs et ayant la gauche appuyée sur la poitrine. Aux deux côtés du fauteuil sont écrits en grec ces mots : Miir v eàu ou Maler Dei, et elle a

pour devise : Qua inspirant Dec genitrix et filia suo. La figure qui est au côté droit est le conseil des Juifs avec les Scribes et les Pharisiens disputant. Les uni disent : Qui de cruce mortuus est non Deus esse potest Autour de ces figures on lit : Cerlam Judæi, tam scnbœ quam Pharisœi, doctores legis, cum summi milite regis. Au second angle du même côté est la figure de Saul assis sur un tas d’habits; autour de cette figure on ht : « Hune habuil Saulum, juvenem lex gratiæ « Paulum; Christus eum lauit; Stephani prece, quem « lapidavil. »

Au troisième angle d’en-bas, du côté gauche, saint Etienne est représenté à genoux, ayant la dalmatique ; trois Juifs le lapident; il a pour sa devise : Torrentes lapides amplector, ut hosliafiam, sed ne defficiam sufficit una fides.

Dans le quatrième angle au-dessus, on voit saint Etienne assis, ayant ses habits de diacre, et tenant entre ses bras le livre d’Évangile ; il étend sa main droite et dit ces paroles : «In cruce damnatus Deus est, ex mrgme natus; hæc lex testatur quœ libislulte dalur >1 Autour de cette figure on lit : « Inspirante Deo martyr concludit, hebrœæ finis adest legis, cum déficit unclio regis L »

Cette table fut fondue par le chapitre le siècle dernier. Elle fut préalablement dessinée par un peintre nommé Lambinet 2.

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dû avoir un autel pour origine; la plus ancienne chronique vénitienne (le chronicon venetum), écrite de 980 à 1008 par Jean Diacre, s’exprime en ces termes : « In Sancti Marci altare tabulam 3 miro opéré ex arec gento et auro Constantinopolimperagere jussit. » — L’usage des rétables, comme le constate M. Labarte, était encore inconnu alors ; le prêtre en célébrant regardait les fidèles, que cette sorte d’écran lui aurait

cachés; aussi le vieux chroniqueur ne parle-t-il pas d une pala, mais d’un devant d’autel. La difficulté réside plutôt dans le discernement des éléments de

x. Bull, du comité List, des arts et monuments. II, q?

üaiette des Beaux-Arts, février 1880.

Bull, monum. 1881, 441.

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