‹ La messeChapitre 26 sur 346 · Smith., Dicl. of. christ, ant., n · texte numérisé non relu

Smith., Dicl. of. christ, ant., n

Basile ; elle est dans saint Cyrille de Jérusalem, dans les constitutions apostoliques et dans la hiérarchie de saint Denis.

On sonne une petite cloche qui a d’abord été introduite pour le moment de l’Élévation, mais qu’on a jugé à propos de faire aussi sonner au Sanctus pour avertir tous les assistants que le prêtre va commencer la grande prière du Canon.

L’Église a emprunté du ciel même ce cantique. Saint Jean dit que les saints le chanteront éternellement. Isaïe (vi, 3) ravi en esprit, l’entendit chanter alternativement par les séraphins.

L’expression hébraïque Deus sabaoth, le Dieu des armées, se rencontre assez souvent dans l’Écriture et dans quelques parties dé la liturgie. Mais de quelles armées s’agit-il? L’Église qui emploie ce terme dans le trisagion de la messe, l’explique par ces mots qui suivent immédiatement : Pleni sunt cœli et terra gloriâ tuâ. Ces armées, sabaoth, sont les astres qui racontent d’une manière si éloquente la gloire de Dieu. D’après saint Jérôme, saba signifie armée et sabaoth, au pluriel, les armées.

Le Sanctus est une espèce d’acte d’adoration qui doit être accompagnée d’une posture humiliée. Le Benedictus est une acclamation de joie qui se fait debout.

Hosanna est encore un mot hébreu qu’on a un peu dénaturé, car ce serait plutôt hoschianna. Le sens de cette expression est : Sauve^-nous, je vous prie, ou sauve\-nous en ce moment.

Les dernières paroles du Sanctus se trouvent aussi dans le psaume cxvii. O Domine , salvum me fac , benedictus qui venit in nomine Domini. C’étaient des cris de joie que les Juifs faisaient souvent à la fête des Tabernacles, en tenant des rameaux à la main. Lorsque Jésus-Christ entra dans Jérusalem, six jours avant sa Passion, les Juifs prirent des branches d’arbres, étendirent leurs habits et crièrent : Hosanna i.

Un des monuments les plus remarquables de ce trisagion est l’inscription de l’ancien temple de Clitumne, près de Spolète, converti au vc siècle en église chrétienne, nous la reproduirons dans la suite de ces études.

1. Voy. Smith, Dict. of. christ, antiq., 11, 1696.. — Lebrun, Expi. des cérém. de la messe, iv, 374. — Ab. Pascal, p. 653.

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