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Advenichian lilurg. cath

Beaucoup de calices ne servaient souvent qu’à ces expositions, comme on peut s’en convaincre par la nature de leur ornementation.

On verra sur le dessin (pl. CIX) que Visciano a deux prothèses, la plus simple est à gauche et paraît de beaucoup la plus ancienne ; l’autre, portée par une colonne torse, est d’un style plus récent qui prouve que l’usage de ces tables se perpétua assez tard dans la liturgie latine.

Dans l’abbaye de Saint-Pons-de-Gémenos, M. Levenq nous signale un autre exemple d’une crédence de cette sorte.

On suivit en France pendant le moyen-âge les premières rubriques du missel romain qui ne veulent qu’une crédence du côté de l’épître. M. Viollet-le- Duc 1 reproduit une crédence du xiiic siècle placée dans la cathédrale de Séez, appuyée au mur et supportée par un pilier octogonal.

Le ménologe du Vatican à la fête des chaînes de saint Pierre nous fournit un image de prothèse trèsintéressant. (Pl. CV.)

On conserve encore dans la cathédrale de Rodez l’ancienne table de l’autel qui porte le nom de l’évêque donateur Deusdedit. C’est un grand plateau de marbre blanc de 2m 40 sur im 30, creusé de o™ 09, orné tout autour de 34 lobes et d’une riche moulure avec perles et godrons. Des ornements variés occupent les tympans des lobes ; au milieu de chaque face on lit une des parties de l’inscription :

HANC ARAM DEVS DEDIT EPS INDIGNVS FIERI IVSSIT

Cette belle table fut malheureusement couverte de peintures en 1662. 11 existe au musée de Rodez quatre colonnettes qui semblent avoir fait partie de l’autel et avoir servi de supports ; elles sont sculptées

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