Catalogue du Musée de Clutiy
Voir aussi : Description de la iabled' autel en orjindonnêe à la cathédrale de Bâle par l’empereur Henri II en 1019. Porentruy, Vict. Michel, 1838, 4e fig.
rôme,l était encore à cette époque, comme le prouve le paliotto de la cathédrale de Salerne, qui comprend un grand nombre de bas-reliefs de cette matière. Les cinquante-huit sujets qu’on y voit retracés comprennent les principales scènes de l’Ancien et du Nouveau- Testament. Nous les rappelons d’après M. Salazaro 1 dans l’ordre suivant : i° le chaos débrouillé; 20 création des anges; 30 des étoiles; 40 le fruit défendu; 50 création d’Ève; 6° la désobéissance ; 70 le paradis perdu ; 8° Adam et Ève condamnés au travail ; 90 1 arche; io° visitation ; ii°les Mages devant Hérode ; 120 le saint sépulcre; 1 30 l’ascension; 140 les deux Marie à droite et à gauche du Rédempteur; 150 incrédulité de saint Thomas; 160 crucifiement; 170 ensevelissement; 180 les vêtements de Notre- Seignèur jetés au sort; 190 l’ange avertit Joseph de fuir en Égypte; 20° adoration des Mages; 210 fuite en Égypte; 220 Joseph est averti de la mort d'Hérode; 230 purification; 240 multiplication des pains; 250 miracle de Cana; 26° le Rédempteur et deux anges; 2 70 guérison d’un infirme; 28° la crèche; 290 retour d’Égypte; 30° miracle des sept pains; 310 lavement des pieds; 320 mission des apôtres; 3 30 massacre des Innocents; 340 entrée à Jérusalem; 350 les deux Marie près des apôtres; 36° saint Pierre marche sur l’eau; 370 Notre-Seigneur guérit un infirme; 38° un lépreux; 390 baptême de saint Jean au Jourdain; 40° transfiguration ; 4icpêche miraculeuse; 420 l’hydropique ; 430 cénacle; 440 Dieu bénit les fils de Jacob; 450 ivresse de Noé; 46° son fils le recouvre d’un manteau; 470 la tour de Babel; 48° Abraham; 490 bénédiction donnée aux fils d’Abraham; 50° l’échelle de Jacob; 510 le buisson ardent; 520 sacrifice à Dieu; 530 Prince recevant les hommages de deux personnages; 540 la femme adultère; 550 la cène; 56° Jésus-Christ donne la paix aux apôtres; 570 Pentecôte; 58° saint Pierre est invité par le Sauveur à marcher sur les flots.
Ces bas-reliefs sont d’un excellent style, et dignes de figurer parmi les meilleures œuvres romanes. M. Salazaro les attribue au xic siècle et les regarde comme contemporains de l’évêque Alfano; il donne la photographie de quatre de ces panneaux. Voici le tableau de leurs dimensions et de l’ordre des moulages que nous avons relevés au musée de Naples.
1. Sludj sui monumenti dell’Italia méridionale , parte Ia, P- 35-
Noé construit l’arche.
Noé dans l’arche.
Échelle de Jacob.
Buisson ardent.
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12 médaillons renfermant autant de figurines en buste.
On trouve facilement pour le xic siècle des exemples d’autels pédiculés, ce qui semble prouver qu’ils devinrent plus nombreux.
A Arles, il existe un support d’autel en forme de colonnetrapue,très-évasée, couronnée d’un chapiteau écrasé ; un trou pour les reliques qu’on voit au milieu ne laisse pas de doute sur sa destination 1 .
M. Trabaub, le savant possesseur de l’autel d’Auriol, nous signale un autel pédiculé à Julhans, entre Aubagne et Cujes, dans la chapelle d’un château ruiné, au sommet d’une montagne; la table n’est pas creusée, elle n’a d’autre particularité qu’une croix gravée sur le bord et accompagnée d’une rosace. M. Trabaub regarde ce monument comme roman et nous le classons ici d’après lui. Il était au fond d’une abside.
PI. LXXI. L’autel de Vaucluse, fort simple en lui-même, puisqu’il se compose d’une dalle de marbre posée sur des colonnes, est surtout curieux pour les cinq points d’appui qu’il possède. L’église fut restaurée au xie siècle ; il est donc probable que ce monument remonte à la même époque ; le style des chapiteaux, celui de la moulure, semble confirmer cette hypothèse; c’est encore sur cette précieuse
i. Revoil, Arcl). du Midi, III, pl. LXIV.
table eucharistique que l’on célèbre les saints mystères dans l’église paroissiale de Vaucluse *.
Le maître-autel de l’église de Bois-Sainte-Marie (Saône-et-Loire) se compose de cinq colonnes romanes, tailloir carré, socle épais où les colonnes viennent s’encastrer; il a i m 45 de longueur, om 95 de haut, compris table et socle 2.
L’église Saint-Servais de Maëstricht nous offre encore un bel exemple d’autel à colonnes; comme elle date du xie siècle, nous croyons pouvoir le classer à la même époque. La table soutenue par six colonnes est surmontée d’un rétable dont nous parlerons plus tard. Elle a 5m 60 de longueur; le monument, compris rétable, 4m 22 de hauteur 3.
On voit à Pérouse, dans l’église circulaire de Sant-Angelo, un autel composé d’une grande dalle de marbre veiné supportée par un tronçon de colonne en granit. — La table est creusée sur le dessus de om 23 et encadrée d’une doucine ; elle porte sur la
1. Revue de l'art clrrèt., II, 110; article de M. l’abbé André.
2. Cet autel a été dessiné par M. Millet et gravé par M. Viollet-le-Duc dans son Dicl. d'arch., II, 17.