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Dict. topogr. de la France, par Thomas, p

On lit dans la G allia chrisliana que Ricuin, évêque de Maguelone, en 1086, confirma aux religieux bénédictins de S. Guillem-du-Désert la donation de l’église S.-Martin faite par un de ses prédécesseurs.

Monuments divers du Bas-Languedoc, par Renouvier et Laurens.

Revoil, I, xxxr 1 1.

Bull. arcb. de Béliers, 1876, p. 393, article de M. Noguier avec fig.

A défaut de métaux précieux et d’émaux cloisonnés, les constructeurs d’autels avaient quelquefois recours à la mosaïque de verre, comme le prouve celui de Saint-Guillem-du-Désert '. La face principale est ornée de deux tableaux encadrés dans une moulure de marbre et des bandes de rinceaux. Le premier renferme le Christ en majesté, assis dans une auréole ovale avec les quatre animaux évangéliques aux angles, ie second la scène du crucifiement. Le fond est bleu. La tablette et le socle de l’autel sont en marbre noir. M. Thomassy l’attribue à 1076.

Les Bollandistes (t. VI, p. 827) rapportent un document qui, s’il s’agissait du même autel, en ferait descendre le classement. C’est une inscription gravée sur une lame de plomb qu’on trouva en 1679 en même temps que le corps de saint Guillem ; elle mentionne que les prélats nommés sur l’inscription avaient, en 1 138, renfermé le corps de saint Guillem avec ladite inscription dans une châsse de plomb, revêtue extérieurement d’une autre enveloppe en bois cerclé en fer, et que, l’ayant cachée sous terre, ils firent construire au-dessus et consacrèrent un petit autel, du côté de l’épître près de l’autel majeur en l’honneur de saint Guillem, duquel petit autel la table tout entière est en marbre de Lydie. Deux dalles en marbre blanc élégamment sculptées la soutenaient de part et d'autre 2.

■ • Thomassy, Mèm. de la Société des anliq. de France, 1859,

Les autels de Saint-Sauveur à Aix, quoiqu’ils renferment des fragments mérovingiens, furent érigés au xi* siècle.

i° Sous la galerie méridionale du cloître on voit un autel récemment construit, avec des fragments qui proviennent peut-être d’autres autels, et que nous avons reproduit. (PI. LXXII, fïg. 1,2, 3.) La table profilée sur les quatre faces est en marbre gris et porte au-dessus cinq croix de consécration. Les colonnettes d’angle sont taillées en plein dans la pierre blanche et tendre du pays. Un des chapiteaux est polygonal, tandis que celui de la face opposée est circulaire, l’exécution en est grossière et les dessins irréguliers. Le flanc de l’autel est recouvert d’un enduit en mortier récemment appliqué. On remarque sur la face une saillie de la pierre qui indique que le champ a été postérieurement refouillé pour y sculpter la guirlande de feuilles qu’on voit maintenant. Au milieu du devant d’autel est une plaque ornée de trois rosaces et d'une torsade verticale, œuvre beaucoup plus ancienne ’.

20 Dans le même cloître d’Aix on trouve encore la face latérale d’un autel contemporain n’ayant d’autre décoration que sa colonnette d’angle, et deux fragments ornés de méandres, que M. Gibert, à l’obligeance duquel nous devons nos dessins, semble croire autrefois attachés à un autel. (PI. LXXII, fig. 4.) Ils paraissent carlovingiens.

30 Dans l’église même, dans la petite chapelle de Sainte-Madeleine, nef méridionale, dite Corpus Domini, est un autel semblable au premier, nouvellement restauré et doré. « Il est situé sous le faux orgue ; bien plus riche que le maître-autel de la cathédrale d’Arles, il est en marbre cipolin et cantonné de colonnettes ; il n’en reste malheureusement qu’une seule face divisée en trois panneaux qu’encadrent les plus fines arabesques. On ne manque pas de cippes romains de ce style, et on serait embarrassé de dater cet autel qui paraît remonter aux belles époques antiques 2. »

Tous ces débris d’autels proviennent, dit-on, du baptistère. Les autels qui ont été substitués, il y a environ trente ans, aux anciens, sont au nombre de sept pour répondre à celui des sacrements.

1. Ces fragments paraissent mérovingiens; on peut les comparer avec les dessins de Ferentillo et les antiquités du département de l’Aisne décrites par M. E. Fleury.

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