Labarte, II
Cornaro, Venetæ eccl. illust., t. I, 111, p. 251.
AUTELS
« pretioso servant thesauro. » Il mentionne enfin, quoiqu’elle ne soit pas couverte d’argent, la tavola dorée et ornée de bas-reliefs qu’on voyait autrefois devant le maître-autel de la cathédrale de Trévise et qui fut depuis transportée dans la sacristie des chanoines. Elle était du même genre de celle de Torcello.
La France, à cette époque, ne refusa pas à ses sanctuaires cette même richesse. Normand de Doué, par exemple, qui devenu évêque d’Angers en 1149 donna, étant archidiacre, une table d’argent dorée de plus de trente marcs pour l’autel matutinal 1 . Ce parement fut utilisé comme rétable au maître-autel. Il comprenait au centre la statue de Notre-Seigneur, celles des douze apôtres, de deux évêques (saint René et peut-être saint Maurille).
« L’abbé Suger, rapporte D. Doublet 2, voyant qu’au maître-autel de Saint-Denis il n’y avait qu’une table d’or en avant, fit mettre des tables d’or des deux côtés 3, et une quatrième au-dessus, de sorte qu il était tout environné d’or. Pareillement il fit appliquer aux côtés dudit autel des chandeliers d’or, de 20 marcs pesants donnés par Louis le Gros ; et les enrichit de pierreries. Sur la table d’or du côté droit de l’autel on lisait :
has Aræ tabulas posuit suggieris abbas,