Rohault de Fleury, Sainte-Vierge, II
Labarte, kAüs indust., III, 44.
Forster, Monuments de peinture.
Heider, Monuments de l’Empire d’Autriche.
Albert Camesina, Das niello. — lAntipendium %u Kloslerneüburg. Vienne, 1844.
animaux évangéliques. A droite et à gauche apparaissent des saints dans des arcatures, à droite la Sainte- Vierge qui porte une couronne et sur sa poitrine les sept dons du Saint-Esprit sous la forme de sept colombes dans des médaillons ; son manteau est rouge, sa robe bleue, elle est couronnée. Près de la Mère de Dieu s’avance sainte Walburge tenant un livre. De l’autre côté du Sauveur on voit saint Jean-Baptiste avec sa caractéristique de l’agneau et un saint avec une mître conique, le pallium, le livre et la crosse ; tout le fond des tableaux est jaune rabattu ; la frise d’encadrement bleue avec dessins rouges, la bordure d’encadrement semée de larges feuilles roses, vertes et bleues, les chapiteaux bleus, les fûts des colonnes rougeâtres et jaunâtres par bandes verticales. M. Didron attribue ce monument au xiie siècle l.
Becker (t. 11, pl. xlii) publie un autel provenant de la crypte de Neumunster-Kirche à Wurtzbourg, lequel est orné sur sa face principale de huit colonnettes encadrant des peintures ; au centre est un oculus circulaire par lequel on pouvait vénérer les reliques. Les colonnettes ne supportent pas directement la moulure de couronnement, mais elles sont surmontées d’espèces d’abaques sur lesquels se retourne le tore supérieur.
Le xne siècle nous fournit de nombreux exemples d’autels pédiculés; un des plus curieux est celui que nous avons dessiné en 1879 dans la cour de Saint- Louis-des-Français, à Rome, parmi les fragments qui provenaient de la démolition de Saint-Yves-des-Bretons qu’on y avait déposés. C’est un monolithe de marbre blanc, découpé en cinq colonnes, quatre petites aux angles et une grosse au milieu. Sur le dessus de la table est réservé un loculus peu profond pour les reliques de om 11 sur om 12. Ce monument remonte évidemment à l’origine de l’Église Saint- Yves qui fut construite au xne siècle. (Pl. LXXX 2.)
A San-Vittore de Ravenne M. Ricci 3 nous signale un autel que soutenaient aussi cinq colonnes; dans un inventaire manuscrit des archives de cette