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XII‘ SIÈCLE. AUTELS PÉDICULÉS

église il est fait mention de l’ancienne confession.

Lorsqu on creusa SQU3 ,a tribune ^

église, où quatre colonnes de marbre grec soutenaient la voûte de l’ancienne confession, on trouva cet ancien autel en marbre rouge de Vérone. Ces précieux restes sont malheureusement perdus. Ce marbre rose de Vérone me paraît avoir été principa-

lement en honneur au xne siècle.

On montre aujourd’hui dans le musée chrétien de R.min. un pied d’autel que son style et son inscription doivent nous faire attribuer au xii* siècle. Il se compose de deux demi-colonnes romanes réunies par une bande verticale où est gravée cette légende • Marie ai Virginie honorem et per delictorum remisüo-

nsm . ex ptebum ) devotione. Sur le dessus de ce

pied-droit on voitune cavité de o” i8sur o" 09 encadrée par une feuillure. La table sacrée a été perdue Ce marbre servit autrefois de borne dans une maison sur la place S.-Innocenza ; il passa ensuite entre les mains de M. Paulucci et il fait actuellement partie du musée Gambalunga *. (PI. LXXXIII )

Dans la sacristie de l’église San-Tommaso de la même ville on conserve un marbre ' noir qui porte la date de 1129 et qui a pu servir de pied d'autel, quoique son épaisseur ne soit que de om 29. — Nous lavons relevé et en donnons ci-joint un croquis.

1 . Rimini dal principio dell'era volgare alVanno mcc dal dott or- Luigi Tonini, vol. III, p. 429.

Autel de sainte Claire.

On conserve encore dans l’église San-Paolo, près de Bastia dans l’Ombrie, un autel composé simplement d un cippe crucifère et d’une table superposée, mais auquel se rattache un souvenir de sainte Claire. La vierge poursuivie jusque-là par ses proches qui voulaient l’empêcher de se consacrer à Dieu, se réfugia près de 1 autel qu’elle embrassait comme les fugitifs antiques, et rejetant son voile, leur montra son front nouvellement dégarni de cheveux par la tonsure. L’asile fut respecté et les persécuteurs confondus. Ce fait se passait dans les premières années du xiii siècle, l’autel est donc antérieur, et comme le monastère des Bénédictines est déjà mentionné en 1192, nous pouvons l’attribuer à la fin du xne. Le style de l’église confirme cette attribution. Nous devons à M. le professeur Cristofani aussi la figure que nous en donnons ici et que M. le comte de Rossi-Scoli a eu la bonté de demander pour cet ouvrage. (Voyez Sloria délia Baslia, del profossere Ant. Cristofani.)

Les autels soutenus par des colonnes paraissent avoir été fort nombreux en France au xne siècle.

Dans l’église rurale de Binson,près d’Epernay, on voit une table d’autel portée au centre par un faisceau de quatre colonnes et sur les deux angles libres par une colonne doublée *.

A Poitiers, dans la crypte de Saint-N icolas est érigé un autel supporté par quatre colonnes et dédié à saint Maixens a.

En Bourgogne, à Montréal près d’Avallon, M. Viollet-le-Duc a dessiné un autel qui subsiste dans la chapelle de la Sainte-Vierge; c’est une table scellée dans le mur et soutenue au milieu par une colonne octogonale, et qui mesure im 02 sur im 82 1 2 3.

A l’abbaye du Thoronet, il y a une longue table d’autel soutenue par un pilier très-singulier, dont le sommet est orné d’une sorte de chapiteau avec volute et dents de scie4 5. Elle est placée dans la première abside du transept de gauche.

Vaison ne possède pas seulement le bel autel que la tradition fait remonter à saint Quénin et dont on a vu plus haut la description ; on voit aussi dans la cathédrale un maître-autel fort ancien ; la table, taillée dans un seul bloc de marbre, est encadrée- par une moulure en doucine, elle repose sur quatre colonnes et s’adosse à une dalle de sarcophage antique ornée de strigiles. — Le chanfrein de la table et le style de chapiteaux, autant qu’on peut en juger dans l’état de dégradation où ils sont réduits, semblent indiquer une facture romane. Le frère Similien, à l’obligeance duquel nous devons ces documents, n’a pu prendre que difficilement un estampage de cette sculpture si fruste. (PI. LXXI.)

Une sorte d’amphore, que l’on considère comme le pied d’un ancien autel, est conservée à Aix au musée Bourguignon. Le style des moulures indique le xiic siècle, la croix gravée sur la panse du vase, son usage chrétien et le loculus des reliques semble rappeler son emploi comme pied d’autel B. (PI. LXXII.)

On voit dans le baptistère de Vénasque 6 une table

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