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Ugonio, Staijoni, p

gauche prouvent que la rosace était accompagnée d’une seconde rosace semblable de ce côté, et le panneau ainsi complété nous offre à peu près la même largeur que le premier. On ne peut donc douter que ces marbres primitivement étrangers à la construction d’un autel ne proviennent d’anciens chancels comme au ixe siècle l’Italie en sculpta un si grand nombre. L’agencement de la colonne d’angle rappelle les autels de Saint-Laurent, le retour du tailloir des chapiteaux et de leur socle en un champ uni, le cavet, sont des caractéristiques romanes.

Avant de nous éloigner de Narni, nous parlerons ici d’un autre autel qu’on y conserve dans l’église de la M adonna Impensole, quoique ce ne soit pas un autel plein. Nous en devons aussi les dessins à l’obligeance de M. le marquis Eroli. Ce monument se compose d’un coffre de marbre flanqué de pilastres aux angles et dans les milieux des deux grandes faces. Ces pilastres sont ornés de mosaïques en cubes alternativement rouges, verts et noirs. Une des moulures du couronnement et la base sont enrichies de feuillages. Destinée à être isolée, la face postérieure n’est pas moins ornée que le devant. On voit encore dans les panneaux des figures géométriques, des rosaces en bleu clair, imitation de mosaïque.

Au milieu des panneaux latéraux, un trou à quatrefeuilles permettait aux fidèles de vénérer les reliques déposées sous l’autel et même de leurfaire toucher les objets qu’ils désiraient sanctifier par leur contact. Ils pouvaient y voir au centre une épaisse colonne qui supportait la table sacrée et qu’ornait un chapiteau feuillagé. Cet autel s’élève dans le milieu du sanctuaire près de la petite abside où jadis devait se trouver la chaire abbatiale et les bancs des frères; sur la muraille apparaissent quelques traces de peintures du xve siècle. (PI. LXV.)

Pour rechercher l’âge de ces marbres on doit d’abord consulter les archives de l’église. Le document le plus ancien concernant son histoire est un instrument de donation inscrit dans le registre de Farfa à la Bibliothèque vaticane (carte mclxix, lett. c) Cet acte nous informe qu’un certain Beraldo, noble habitant de Narni et fils de Rolando, possédait l’église avec le bâtiment adjoint de la Madonna Impensole et qu’en 1100 il le donna aux Bénédictins de Farfa pour officier. L’église conserve encore en grande partie son architecture primitive, la façade, le porche, les ornements des portes flanqués de lions ; les trois nefs intérieures; tout l’ensemble possède son

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