PATER
Oremus. Præceptis salutaribus moniti, et divinâ institutione formati, audemus dicere: Pater noster, qui es in cœlis, sanctificetur nomen tuum : adveniat regnum tuum : fiat voluntas tua, sicut in cœlo et in terrâ : panem nostrum quotidianum da nobis hodie : et dimittenobis, débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris : et ne nos inducas in tentationem.
— Sed libéra nos a malo.
— Amen.
une formule hiératique de prière qui doit être récitée textuellement, telle qu’elle est sortie de la bouche du Sauveur, aussi l’Église l’a-t-elle, dès le principe, placée dans tous ses offices: i° dans l’administration du baptême, 2° dans la messe, 30 aux heures de matines, de vêpres, dans les prières privées.
La demande « votre pain quotidien » se rapportait, d’après saint Cyprien, dans l’intention des fidèles, au pain eucharistique. (Martigny.)
On a cru, mal à propos, que le Pater n’a été introduit à la messe que par saint Grégoire le Grand.
La petite Préface du Pater semble remonter à une très-haute antiquité. Saint Jérôme y fait allusion lorsqu’il dit que Jésus-Christ a ainsi appris aux apôtres d’oser dire tous les jours dans le sacrifice de son corps :
Après les prières de la Consécration on ne trouve pas d’autre préparation à la Communion que l’Oraison dominicale. Cette divine prière était aussi la dernière instruction qu’on donnait aux catéchumènes pour les préparer à recevoir le baptême et l’Eucharistie.
Le célébrant pendant le préambule pose les mains sur l’autel et les tient élevées pendant le Pater.
Dans l’Église grecque et autrefois avant Charlemagne dans les églises des Gaules, le prêtre et le peuple disaient ensemble l’Oraison dominicale. En Afiique, au contraire, selon le témoignage de saint Augustin, le peuple l’écoutait seulement ; c’est ce qui s’observait à Rome du temps de saint Grégoire.
Les anciens la regardèrent toujours, non pas seulement comme une méthode, mais bien plutôt comme