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PATER. — LIBERA NOS

Notre père qui êtes aux deux ; et elle est presque en propres termes dans saint Cyprien qui remarque que Jésus-Christ, parmi ses instructions salutaires et ses divins préceptes, nous a donné la forme de la prière et nous a instruits de ce qu’il fallait demander.

Un traité sur les différentes liturgies qu’on attribue à 680, montre qu’on était déjà habitué alors à réciter pendant le saint sacrifice non-seulement le Gloria in excelsis mais d’autres prières et le Pater noster ', etc.

Le livre de Dimma dans le collège de la Trinité à Dublin, écrit au commencement du vne siècle, donne le « Pater noster » avec cette seule variante : « et ne patiaris nos induci in templationem. » — L’évangeliaire de saint Moling, écrit vers la fin du même siècle, donne aussi ces particularités : « Panem nostrum supersubs-

1. Moran : Essays on ihe origin of the early Irish Church. 1864, p. 242.

tantialem da nobis hodie ; et remitte nobis débita nostra sicut et nos remittimus debitoribus nostris et ne patiaris nos induci in temptationem *, etc. »

Sur la fin du Pater aux grand’messes, le diacre va au côté droit du prêtre et le sous-diacre au côté droit du diacre qui reçoit la patène, l’essuie avec le purificatoire et la présente au prêtre. On a cru dans diverses églises qu’on pouvait la laisser sur l’autel sans la faire tenir. En effet, depuis plusieurs siècles, la patène est si petite qu’elle n’embarrasse point l’autel et qu’on peut l’y laisser, comme on fait aux messes basses.

Le chœur ou le servant répond : Sed libéra nos à malo , qui est la dernière demande du Pater. Le prêtre dit tout bas : Amen. Les sacramentaires antérieurs au ixe siècle ne portent point cette réponse du prêtre ; maison la retrouve dans les missels subséquents.

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