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COMMUNION

Domine Jesu Christe, Fili Dei vivi, qui ex voluntate Patris, coopérante Spiritu Sancto, per mortem tuam mundum vivificâsti: libéra me per hoc sacrosanctum Corpus et Sanguinem tuum, ab omnibus iniquitatibus meis, et universis malis ; et fac me tuis semper inhærere mandatis, et a te nunquam separari permittas ; Qui cum eodem Deo Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas Deus, in secula seculorum. Amen.

Perceptio Corporis tui, Domine Jesu Christe, quod ego indignus sumere præsumo, non mihi proveniat in judicium et condemnationem 5 sed pro tua pietate prosit mihi ad tutamentum mentis et corporis et ad medelam percipiendam : qui vivis et régnas cum Deo Pâtre inunitate Spiritûs Sancti Deus, per omnia secula seculorum. Amen.

Le prêtre prend la sainte hostie, en disant :

Panem ccelestem accipiam, et nomen Domini invocabo.

Il dit trois fois en frappant sa poitrine :

Domine non sum dignus ut intres sub tectum meum ; sed tantum die verbo, et sanabitur anima mea.

Il fait le signe de la croix avee la sainte hostie et dit :

Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam invitam æternam. Amen.

Après avoir communié sous l’espèce du pain, le prêtre dit :

Quid retribuam Domino, pro omnibus quæ retribuit mihi? Calicem salutaris accipiam, et nomen Domini invocabo. Laudans invocabo Dominum, etab inimicis mets salvus ero.

Il fait le signe de la croix avec le calice, en disant : *

Sanguis Domini nostri Jesu Christi custodiat animam meam in vitam æternam. Amen.

Ici le prêtre donne la communion aux fidèles, et dit à chacun, en lui présentant le Corps de Notre-Seigneur ;

Corpus Domini nostri Jesu Christi (Avant le mot custodiat , chaque fidèle fait un acte de foi en répondant Amen, puis le prêtre continue) custodiat animam tuam in vitam æternam. Amen.

Nous nous occuperons d’abord de la Communion sacerdotale et ensuite de celle des fidèles.

Le premier concile d’Orange, en 441, dit qu’avec la capsa, le calice doit être présenté et consacré par le mélange de l’Eucharistie. La capsa était la boîte où l’on conservait l’Eucharistie, on la portait à l’autel au commencement de la messe et, avant la Communion, elle était présentée au prêtre, afin qu’il y prit la parcelle réservée pour la mettre dans le calice.

Pour bien comprendre cet usage, il faut se souvenir qu’outre la particule qu’on met à présent dans le calice, après la fraction de l’hostie, on y mettait autrefois celle qui avait été envoyée par les évêques ou celle qu’ils s’étaient réservée eux-mêmes pour le sacrifice suivant.

Au 111e siècle, le Pape et les évêques d’Italie envoyaient tous les dimanches aux prêtres des églises titulaires une partie de l’Eucharistie qu’ils avaient consacrée à la messe et les prêtres mettaient cette particule dans le calice en disant : Pax Domini.... en signe de communion.

Les évêques, aussi le jour de leur sacre, recevaient de celui qui les consacrait une grande hostie, qu’ils conservaient durant quelques semaines, pour en mettre chaque jour une partie dans le calice au même endroit de la messe.

Ces particules qu’on envoyait aux églises s’appelaient fermenium, levain, parce qu’on les regardait comme un lien de communion et de charité qui marquait que le Pape, les évêques et les prêtres offraient

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